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Interviews - 08 octobre 2016 Laurent Mazure 0 commentaire

Entretien ML2 – Simon Garnier (Instat) : « Nous travaillons avec 50% des clubs de Ligue 2

Depuis un peu moins d’un an, MaLigue2.fr peut s’appuyer sur son partenaire InstatFootball afin de sortir une multitude de statistiques à l’issue de chaque journée de Ligue 2. Mais nous avons voulu en savoir davantage sur cette entreprise qui compte plus de 1 200 clients à travers le monde. Rencontre avec Simon Garnier, responsable France et Belgique.

MaLigue2 : Simon Garnier, depuis quand avez-vous rejoint l’aventure Instat ?

La création de l’entreprise a eu lieu en 2007. Pour autant, j’ai rejoint l’entreprise Instat voici un an et demi.

Pour quelles raisons ?

J’ai toujours été attiré par l’analyse dans le milieu du football. Instat s’appuie sur des collaborateurs notamment un peu partout dans le monde, mais aussi et surtout aux Etats-Unis.

C’est pourtant une entreprise russe, non ?

Oui, d’ailleurs, tous les analystes sont basés en Russie ou en Moldavie. Il y en a 400 environ et ils travaillent en non-stop, 24h/24, afin de couvrir des matchs partout dans le monde.

Comment se passe l’analyse d’une rencontre ?

Nous possédons à chaque fois 2 analystes par match. Mais la rencontre s’effectue en premier lieu en mode semi-automatique. C’est-à-dire qu’un ordinateur calcule en fonction des pixels sur l’écran. Cela permet d’apprécier la trajectoire d’une balle qui est jugée en fonction de cela. Bien entendu, cela ne suffit pas. Il existe donc une vérification par un premier analyste, afin de changer ce qui doit l’être. Puis, un second analyste intervient pour revérifier une nouvelle fois.

Pourquoi existe-t-il parfois une petite différence dans un chiffre, par exemple sur le nombre de récupération de balle d’un joueur, avec d’autres systèmes de stats ?

Il faut savoir qu’Instat, comme tous les modèles statistiques, est fiable à 98,9%. Derrière, il y a toujours une petite marge d’erreur, mais aussi une différence sur certains chiffres car nous ne prenons pas en compte les mêmes données. Nous n’avons pas les mêmes critères.

Comment calculez-vous l’index d’un joueur ? Ou son niveau ?

Cela part d’un algorithme qui calcule l’index du joueur en fonction de plusieurs critères : l’équipe adverse, le joueur adverse en concurrence direct. Par exemple, l’index d’un latéral gauche en fonction d’un milieu offensif droit. Le niveau du joueur via ses statistiques intrinsèques.

Si vous rendez compte d’analyses chiffrées, vous proposez également une plateforme vidéo (instatscout).

Alors il y a différentes sortes de statistiques. Il y a, ce que l’on appelle les statistiques physiques. En dehors des analyses vidéos. Le match est filmé de façon différente. Nous avons 2 caméras sur ce match. Il y a donc 24 analystes pour ce genre de demande de rapport. Un par joueur. Nous allons suivre le mouvement de chaque joueur séparément. On retrouvera, dans les statistiques, des données comme le niveau de vitesse. Il y en a 4. Le nombre de kilomètre parcouru en marchant, en courant lentement, rapidement ou en sprintant.

Et donc une plateforme vidéo permettant une supervision plus rapide…

Oui, il existe aussi la plateforme vidéo du site, qui est vraiment l’outil principal. Cela permet de superviser des joueurs, de faciliter certains transferts. Plutôt que d’aller voir un joueur serbe dans le championnat norvégien, on regarde via notre plateforme. C’est un gain de temps et d’argent, aussi.

Pourquoi des clubs vous choisissent vous et pas vos concurrents ?

Nous possédons plus de 1200 clients répartis sur tous les continents, dans des centaines de championnats. Il existe une concurrence appréciable pour tous puisque les clubs se procurent souvent des rapports émanant de différentes sociétés. Certains ont leur préférence. De notre côté, nous essayons aussi de nous diversifier en nous tournant vers des clubs encore plus amateurs.

Et la Ligue 2 ?

Nous travaillons avec la moitié des équipes, dont Reims, Le Havre ou encore Orléans. La différence, par rapport à l’élite, se fait en termes de budget consacré. Les besoins sont plus nombreux en L1 qu’en L2.

Propos recueillis par Laurent Mazure

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