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Nancy – Daniel Stendel, ou l’histoire d’une grosse erreur de casting

Championnat

Daniel Stendel est entré dans l’histoire de la Ligue 2. Mais malheureusement pas pour les bonnes raisons. Avec un ratio de 0% de victoire en 10 rencontres dirigées (4 nuls, 6 défaites), l’ancien coach de Nancy a logiquement été démis de ses fonctions par son président, Gauthier Ganaye, à l’issue d’un match nul à… 11 contre 9 face à Amiens (1-1) vendredi soir qui laisse le club au Chardon bon dernier. Du début à la fin, Stendel aura été une grosse erreur de casting pour l’ASNL.

L’été a été celui de tous les changements à Nancy. Arrivés au 1er janvier 2021 après le rachat du club auprès de Jacques Rousselot, les nouveaux investisseurs sino-américains ont d’abord choisi la continuité en maintenant Jean-Louis Garcia, alors dans le dur à ce moment-là au niveau des résultats. Leur confiance a eu du bon, puisqu’après une deuxième partie de saison réussie, l’ASNL terminait finalement en 8e position, confortablement maintenu. L’an 1 du projet Pacific Média Group débutait donc réellement durant la dernière intersaison.

Jean-Louis Garcia n’était pas prolongé, comme 15 joueurs de l’effectif. Avant de lancer le recrutement, Gauthier Ganaye avait vite jeté son dévolu sur Daniel Stendel pour occuper le poste d’entraîneur. Le jeune dirigeant était en confiance envers celui qui lui avait permis de mener Barnsley, son ancien club présidé, de D3 en D2 anglaise en 2018-2019. Problème : le capitaine de route allait se montrer finalement peu fiable pour guider cette restructuration profonde. Avec lui, les promesses du fameux “gegenpressing” allaient bon train avant le lancement de l’édition 2021-2022.

Des consignes peu claires, une barrière de la langue problématique

« Effectivement, le nouveau coach sera un étranger. Un mec avec un style de jeu bien précis dans son ADN : le gegenpressing (le contre-pressing, en VF). Il ne faut pas faire de généralités, mais c’est de l’autre côté du Rhin (en Allemagne, donc) que l’on trouve le plus d’entraîneurs spécialistes du gegenpressing (…). La barrière de la langue, s’il y a, ne sera pas un problème. Il y aura forcément quelqu’un de francophone dans le staff », indiquait Ganaye dès la fin du mois d’avril. De ces déclarations sortent aujourd’hui deux constats implacables : le contre-pressing n’a presque jamais eu lieu, et la barrière de la langue a été un problème.

« Je vais rencontrer 5 personnes dès la semaine prochaine. Je crois en la qualité de cet effectif. Si nous ne pouvons pas faire mieux qu’un tiers des équipes du championnat, il faut changer de métier. Il faut quelqu’un qui va les rassurer, qui va savoir les manager au quotidien et donner des consignes de jeu claires », expliquait d’ailleurs le président devant les médias ce vendredi soir au moment d’annoncer la mise à l’écart du technicien allemand. Sur le terrain, l’ASNL n’a jamais été en mesure de proposer un bloc-équipe cohérent. Effectivement, les consignes semblaient mal comprises. Ou alors l’entraîneur s’est-il entêté à ne pas changer son fusil d’épaule avec un effectif pas adapté à ce style de jeu dans une Ligue 2 qu’il méconnaissait totalement. Les déclarations de Giovanni Haag dès la fin du mois d’août laissaient présager une incompréhension entre le coach et son groupe. Et le fait d’avoir besoin constamment d’un traducteur pour faire passer ses messages n’a sans doute pas aidé à créer la cohésion recherchée.

Le message d’alerte de Haag s’est révélé véridique

« Aujourd’hui, ce style de jeu ne fonctionne pas. Je me pose des questions. Je joue des matchs pour les gagner, pour faire des saisons paisibles, pas pour galérer constamment ». Le jeune milieu de terrain, malgré sa générosité, était d’ailleurs l’un des symboles de cette faillite et de ce manque de réussite avec trois cartons rouges reçus en sept rencontres officielles. Mais c’est également lui qui a sauvé l’ASNL à 11 contre 9 face à Amiens avec un but égalisateur (1-1), certes un peu chanceux, mais qui a évité aux Lorrains de vivre une soirée encore plus ridicule devant son public qui a exprimé son mécontentement. Le renvoi de Stendel devrait apaiser un peu la rencoeur des fans nancéiens, avec Benoît Pedretti l’ancien joueur en intérim sur le banc. Mais Gauthier Ganaye n’a cette fois plus le droit à l’erreur dans son prochain choix. Car il dépendra tout simplement de la survie de l’ASNL en Ligue 2 après déjà un quart de la saison disputé, et raté.

Très honnête, le président a reconnu son erreur publiquement. C’est à souligner, car celui qui dirige également Ostende n’a pas fui ses responsabilités. «  Si ça n’a pas marché, j’en suis le premier responsable. La décision de nommer Daniel, c’était la mienne. C’était une erreur. Si ça n’a pas marché, j’en suis le premier responsable, même avant lui ». Nancy dispose de circonstances atténuantes avec un mercato qui a tardé à s’activer, dans des conditions difficiles en raisons de la DNCG qui a interdit le recrutement à titre onéreux. Les nombreux prêts d’Ostende ont d’ailleurs fait grincer des dents en Ligue 2, mais même avec cela, l’amalgame n’a jamais pris autour de Stendel. A son successeur de redresser une situation mal embarquée, mais pas encore impossible à inverser.

Crédit photo : Dave Winter/Panoramic/Imago.

Vos commentaires :

  1. Certes, le président de l’ASNL s’est planté, certes il cherche des circonstances atténuantes mais certes diriger des clubs de football quand les connaissances en la matières sont très faibles, mènent parfois des clubs à cette situation. Avec un bon entraîneur et un bon alignement des planètes, ils pourront finir dans les 8 premiers.

  2. Pour moi le président de L’ASNL Mathieu ganaye est un incapable et incompétent le recrutement de l’entraîneur comme des joueurs est un fiasco le club est à la dérive ! HONTEUX est INADMISSIBLE les supporters ont étais floué

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