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[Ligue 2 – Bilan 2021] – Valenciennes, un ton en-dessous des attentes

Championnat

Que retenir de la saison de Valenciennes en Ligue 2 ? La 11e place, en deçà des objectifs du club, alors que VA a longtemps tourné autour de la 7e place ? Une saison réussie jusqu’à la 20e journée, puis une fin plus compliquée ? L’éclosion de jeunes joueurs, joliment menée par Olivier Guégan, ce qui présage peut-être d’un futur plus radieux ? Ou l’impression de bazar permanent, entre une année covidée, et la guerre interne entre le président Eddy Zdziech, les actionnaires, et la mairie, dans un climat de gronde des supporters, qui n’en peuvent plus de leur direction… Peut-être un peu de tout ça, finalement, alors que le VAFC se tourne vers l’année prochaine dans un mercato crucial pour le club du Hainaut.

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VA, le sportif, et les problèmes internes

Relégué en 2014 en deuxième division, les supporters nordistes finiront par se lasser, un jour. Alors que sur le plan sportif, la saison est mitigée, avec une 7e place occupée jusqu’à la 23e journée, puis une lente dégringolade pour finir les doigts de pied en éventail (5 et 4 buts encaissés contre Le Havre et Pau), Valenciennes est constamment agité en interne. La guerre qui oppose le président Zdziech à Patrick Partouche, actionnaire minoritaire principal (21%), a fait rage cette année. En cause, le contrôle du club, tout simplement. Le 6 août dernier, M.Partouche activait en effet sa clause pour reprendre le contrôle de Valenciennes. Une clause qui figurait dans le pacte d’actionnaires conclu en juin 2017, entre les deux hommes, notamment. Une partie du contrat qui faisait passer dans le capital, l’investissement de l’homme d’affaires au double P, faisant de lui l’actionnaire majoritaire. Et donc le propriétaire du VAFC, pour la faire courte. Le cœur du problème était aussi la promesse de faire remonter le club en Ligue 1 sous trois ans d’E.Zdziech, un objectif pas vraiment rempli sous la direction de l’actuel président.

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Toulouse dominé deux fois cette saison

Les deux domaines sont ainsi intimement liés, à Valenciennes, sans qu’on ne puisse écarter l’idée d’un impact de l’hors-terrain sur la pelouse. Olivier Guégan disposait en début de saison d’un bel effectif, sans pouvoir jouer la montée à 3000 %. Mais avec des éléments comme Prior, Cabral, Guillaume ou Spano Rahou, le club du Hainaut visait les barrages. Certaines blessures n’auront pas aidé, comme celle du milieu de terrain régulateur Julien Masson, de l’attaquant Macalou, ou du défenseur Éric Vandenabeele. Mais là encore, une impression partagée accompagne le bilan valenciennois. L’arrivée de Jaba Kankava début 2021 a apporté de la solidité, mais la meilleure défense 2019/2020 fut moins hermétique cette saison. Devant, Baptiste Guillaume a été admirable (11 buts), mais il manquait d’un Teddy Chevalier pour l’accompagner. Reste des belles performances contre des grosses équipes (deux victoires contre Toulouse, avec un 4-5 de folie, Troyes, Paris FC), un élément qui réhausse ce constat sportif. En même temps qu’il crée probablement des petits regrets pour le groupe…

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Cuffaut, Diliberto, VA entre jeunesse et expérience

Il faudra aussi retenir de cette saison si spéciale des coups d’éclat, et des promesses. Pour conclure l’année, le micmac autour du gardien Jérôme Prior, écarté du groupe, passe dans le négatif, tout comme l’affaire perdue face à Nicolas Penneteau, ancien gardien du club… Mais le quadruplé fou du latéral droit Joffrey Cuffaut, la superbe saison du jeune Diliberto au milieu de terrain, ou encore les potentiels d’avenir avec Aymen Boutoutaou et Issouf Macalou, tout cela ne noircit pas le tableau. Pour la saison à venir, il faudra a contrario gérer le mercato, alors que Doukouré est très sollicité, et que de nombreux joueurs ne savent pas encore s’ils vont rester. Le marché amènera une refonte de l’effectif, potentiellement profonde, ce qui n’est jamais bon pour repartir. La Ligue 2 est un championnat où avancer vite pendant l’été donne de l’avance sur ses concurrents, encore plus qu’ailleurs. Si Valenciennes veut viser haut l’an prochain, les dirigeants du VAFC savent ce qui leur reste à faire… A commencer par travailler avec une certaine sérénité !

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