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RC Lens - 12 octobre 2017 Laurent Mazure 0 commentaire

John Bostock, de la lumière à la réserve…

15 mai 2017. Pour sa première saison en France, John Bostock reçoit le trophée UNFP du meilleur joueur de la saison 2016-2017 de Domino’s Ligue 2. Un « honneur » pour celui qui a toutefois « escamoté » la deuxième partie de championnat, sans jamais redevenir décisif et laissant les clés du jeu lensois à un Benjamin Bourigeaud en plein essor.

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Mais John Bostock a suffisamment fait parler de lui pour s’attirer des éloges un temps mérités et s’en retrouver distingué. A 24 ans et après avoir posé ses valises dans huit clubs différents, il enchante le RC Lens et la Domino’s Ligue 2 de juillet à octobre 2016. En l’espace de 13 rencontres, le Trinidadien score à 6 reprises et délivre 4 passes décisives. Ses 4 seules de la saison puisque la dernière remonte à ce Brest-Lens (13e journée) gagné par les Sang et Or. A l’époque, ce Racing devient presque Bostock dépendant ! Élégant balle au pied, doté d’une patte gauche redoutable, John Bostock séduit aussi en-dehors, où il fait preuve de simplicité, de gentillesse et d’élégance. Un gentleman.

Novembre 2016, la fin de l’état de grâce

Sportivement, pourtant, cette fin d’automne 2016 marque son déclin. Peut-être au départ émoussé physiquement, il traverse un hiver compliqué. Malgré quelques blessures, il est toujours aligné par Alain Casanova. Sans plus jamais se montrer décisif ni même influent. Ses transmissions ne brisent plus une ligne. Sa puissance athlétique s’étouffe face à ses adversaires. Non, Bostock n’y arrive plus. Le temps passe et cette question devient légitime : a-t-il été en surrégime durant ses trois premiers mois dans l’hexagone ? L’excuse de la méforme consécutive à une répétition trop importante de rencontres ne tient plus. Son début de saison 2017-2018 le confirme.

Bostock finalement à son vrai niveau ?

Certes, John Bostock reste capable de fulgurances. Sa somptueuse passe décisive contre le Stade Brestois (2-4, 4e journée) en atteste. Mais l’inconstance affichée et son incapacité à rehausser son niveau de plaident pas en sa faveur. Avec l’arrivée d’Eric Sikora sur le banc, l’ancien de Tottenham patauge encore un peu plus. « Je préfère un mec qui prenne des risques qu’un mec qui me dit qu’il n’a pas perdu un ballon. Faire des passes de 3 mètres ou derrière, ça ne sert à rien », a notamment déclaré le coach Sang et Or en conférence de presse ce mercredi. Sans nommer quiconque. Il est difficile, cependant, de ne pas imaginer Bostock parmi les visés.

Sa première période indigeste livrée à Clermont (0-1, 9e journée) est le signe que sa confiance s’est effritée. On ne peut en conclure que son véritable niveau ait été observé en Auvergne. Il se situe sûrement entre son extraordinaire entame d’exercice passé et ce qu’il démontre depuis un an maintenant. Un honnête joueur de L2 sans montrer que son talent vaut mieux. Son CV devient explicite et son « envie d’évoluer au plus haut-niveau » attendra.

Pour la première fois depuis qu’il est en Artois, il a été écarté sportivement pour la réception du GFC Ajaccio avant la trêve (2-0, 10e journée). La satisfaction de la paire Bellegarde-Diarra a probablement renforcé Sikora dans ses idées. Ce vendredi, c’est sans l’ex-meilleur joueur de Domino’s Ligue 2 que les Artésiens prendront la direction de l’Ain.

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