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Entretien ML2 – Bernard Joannin (Amiens) : « Dans le football, les choses ne se décrètent pas, elles se construisent »

Championnat

Deuxième volet de notre entretien avec Bernard Joannin. Après la première partie sur le développement de la Ligue 2 lié à son rôle de président du Collège L2 à la LFP, le dirigeant de l’Amiens SC évoque cette fois la saison de son club avant la dernière ligne droite du championnat, où l’ASC ne pourra de nouveau pas se mêler dans la lutte pour la montée.

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Photo by Johnny Fidelin/Icon Sport

MaLigue2 : Avec 37 points après 30 journées disputées, quel est votre regard sur la saison d’Amiens ?

Bernard Joannin : On peut dire que c’est l’histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide. Moi, je préfère le voir à moitié plein. Si nous prenons le début de saison, il a été catastrophique pour plusieurs raisons. Rappelez-vous, nous étions en période Covid, et nous avions des joueurs étrangers bloqués dans leur pays. Badji est arrivé fin août. Pareil pour Tolu. Nous n’avions pas d’attaquants disponibles, nous avons perdu nos trois premiers matchs. Et ces joueurs qui sont arrivés en retard, Akolo également, devraient prendre la mesure de l’entraînement, se remettre en condition physique. L’équipe a commencé à prendre ses marques en octobre. Si je prends les résultats d’octobre à aujourd’hui, on a fait un parcours intéressant. C’est à la fois une certaine satisfaction de voir que l’équipe a de la qualité, et à la fois une petite déception car on devrait être plus hauts au classement.

Finalement, vous comptez 37 points exactement comme l’année passée au même stade de la saison. Il n’y a pas un peu de déception de voir que comptablement il n’y a pas eu de progression ?

Oui on a des regrets. On en discute souvent avec Philippe Hinschberger, Francis De Percin et John Williams. Mais dans le football, les choses ne se décrètent pas, elles se construisent. J’ai la chance de ne pas être un président supporter. Je suis avant tout un chef d’entreprise, j’essaie de structurer mon club, de le rendre profitable, de bien l’organiser. Les techniciens sont là pour former une équipe, la rendre performante. On va essayer de stabiliser cette équipe en fin de parcours pour repartir au mois de juillet avec une équipe qui se connaît déjà.

Notre volonté est d’avoir une stabilité. Après, c’est le marché qui parle. On est dans le football depuis longtemps. On sait que quand un joueur dispose d’une proposition cohérente pour lui et pour le club, c’est très compliqué de dire non. On part sur une volonté réelle d’avoir une stabilité d’équipe mais il y a aussi des choses qu’on ne peut pas éviter.

Amiens est un club bien géré, on a des fonds propres de manière importante

Vous disiez l’année dernière que vous vouliez avoir un effectif constitué à 85% pour le stage de pré-saison et finalement cela n’a pas été le cas…

Mais je le disais en le pensant. Malheureusement, je ne pouvais pas maîtriser le Covid et les différents joueurs qui ne pouvaient pas sortir de leur territoire, et l’effectif s’est plutôt construit sur la fin du mois d’août.

Votre meilleur buteur Aliou Badji est prêté cette saison, le verra-t-on encore sous le maillot d’Amiens la saison prochaine ?

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