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Ligue 2 – Nancy, Nîmes, Valenciennes… des fractures de plus en plus profondes entre directions et supporters

Championnat

Des tribunes des Costières ou du Hainaut désertées. Des chants de contestation de plus en plus marqués à Marcel-Picot. Des rassemblements populaires organisés à Nîmes, à Valenciennes ou à Nancy. Dans ces trois clubs de Ligue 2, la situation extra-sportive reste tendue et la fracture apparaît de plus en plus profonde entre les plus fidèles groupes de supporters et les directions…

Nîmes : la guerre est déclarée entre Rani Assaf et les Gladiators

La relégation en Ligue 2, les tarifs jugés trop élevés dans les tribunes populaires, la fermeture (ou presque) du centre de formation, l’impossibilité de s’abonner à la saison, le remboursement de l’année Covid toujours pas effectué… Dès le lancement de l’édition 2021-2022, le climat de défiance envers le président Rani Assaf était élevé chez tous les groupes de supporters. Pour contester ces décisions, un rassemblement populaire a été organisé en novembre dernier à l’initiative des trois principaux groupes : Gladiators, Nemausus et Club Central. Une manifestation pacifique où le maire Jean-Paul Fournier était apparu les larmes aux yeux en évoquant la situation du Nîmes Olympique.

Derrière, le président Assaf a semblé entendre cette gronde. Des réunions ont eu lieu, mais finalement les positions ne se sont pas rapprochées. Depuis, la guerre est de nouveau vive entre les deux parties. Avec en point d’orgue, des fumigènes et des chants hostiles à l’encontre du dirigeant samedi lors de la défaite contre Dunkerque (0-1). Des actions qui ont provoqué l’ire du patron nîmois, qui a annoncé vouloir dissoudre les Gladiators dans un communiqué paru ce lundi soir. Une nouvelle escalade de griefs qui ne va pas apaiser la tension, loin de là…

Valenciennes : l’exaspération des supporters devant le manque d’ambition

Une 7e place après 28 journées en 2020. Voilà le meilleur bilan de Valenciennes depuis sa relégation en Ligue 2 en 2014 et l’arrivée d’Eddy Zdziech à la tête du club. Loin des espoirs des supporters du club nordiste de revoir leur équipe évoluer en Ligue 1. Chaque année, le discours ne varie pourtant pas à la tête du VAFC : le Top 5 reste soi-disant l’ambition initiale. Mais les entraîneurs se succèdent et rien n’y fait : VA reste loin de devenir un outsider. Cette saison n’échappe pas à la règle, avec le remplacement d’Olivier Guégan par Christophe Delmotte en cours de route, et une triste 16e place après 23 journées.

Dans les bureaux, l’ambiance n’est visiblement pas au beau fixe non plus. Le club perd souvent aux Prud’hommes contre ses anciens salariés, et certains d’entre eux sont actuellement en arrêt. De quoi provoquer le passage récent de l’inspection du travail. Eddy Zdziech de son côté continue de nier tout problème. Et son optimisme acharné à défendre son bilan financier et les ambitions du club finissent par lasser. Le Hainaut se vide petit à petit et même les groupes de supporters se mettent en sommeil. En ville, les actions fortes mais toujours pacifiques et ironiques se multiplient ces derniers temps. Un appel au départ du président avec des cartons de déménagement, un appel à la mise en vente du club avec des panneaux dans Valenciennes… et une nouvelle action de contestation est prévue le samedi 26 février lors de la réception de Pau.

Nancy : des actionnaires et un président aux abonnés absents

En l’espace de 18 mois, les nouveaux actionnaires de Nancy ainsi que le président délégué Gauthier Ganaye ont réussi à faire l’unanimité contre eux. Si la transition en janvier 2020 a été réalisée en douceur pendant six mois avec le maintien assez aisé, la catastrophe est palpable depuis l’été dernier. Le choix de complètement renouveler l’effectif n’a pas été payant. Celui d’instaurer Daniel Stendel sur le banc et ses préceptes flous de gegenpressing non plus. L’intérim de Benoît Pedretti a pris fin car ce dernier n’a pas senti assez de soutien derrière lui au quotidien….

Au-delà des résultats très décevants sur le terrain, c’est surtout l’absence de patron au club qui agace, et inquiète fortement, les supporters et les anciens de l’ASNL. Le changement de fonctionnement par rapport au très présent Jacques Rousselot est brutal au sein du club au Chardon. Gauthier Ganaye est en effet le président d’Ostende et de Nancy et ne possède pas le don d’ubiquité. Un choix assumé par les actionnaires, qui ne s’expriment pas, et l’ancien dirigeant de Nice. Mais qui ne fonctionne pas à l’échelle de la Ligue 2. Résultat : les contestations sont de plus en plus fortes dans les travées de Picot, alors que Nancy est aujourd’hui plus que jamais en danger d’une relégation historique en National… Le 5 février dernier, un grand rassemblement a été organisé dans les rues nancéiennes…

Crédit photo : Dave Winter/FEP/Icon Sport

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