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Caen – A quoi ressemblerait Malherbe sans toutes ces blessures ?

Championnat

Une infirmerie vide. C’est ce dont Stéphane Moulin doit rêver ces temps-ci. L’entraîneur du Stade Malherbe de Caen, actuel 12e de Ligue 2, doit composer avec de nombreuses absences dues à des blessures, et ce depuis le début de saison. Les options sont considérablement réduites pour l’ancien Angevin. Avec un effectif complet, le club pourrait non seulement présenter une équipe au niveau plus élevé mais aussi varier les options tactiques. Si de nouveau pépins physiques ne viennent pas s’ajouter aux précédents, Caen pourrait montrer un visage tout autre à partir de 2022.

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Ce sont notamment les couloirs caennais qui ont le plus souffert de la cascade de blessures à Malherbe. Véritable révélation de la saison dernière, Kelian Nsona (19 ans) a fait partie des premiers Normands à tomber cette saison, avec une rupture des ligaments croisés dès le deuxième match de préparation, le 10 juillet contre Ajaccio (0-0). Auteur de deux buts en 30 apparitions lors de l’exercice 2021, Nsona a peu d’équivalent en Ligue 2 en terme de qualité de dribbles. L’ex-international U18 est capable de jouer à droite comme à gauche… Ce qui est aussi le cas de Yoann Court, un joueur expérimenté (deux saisons en Ligue 1 et une dizaine en Ligue 2). Deux profils à forte valeur ajoutée et complémentaires qui manquent à l’animation offensive du SM Caen. En attendant, Stéphane Moulin a pu compter sur Caleb Zady Séry à droite. L’Ivoirien a été étincelant à Toulouse (3-2) mais se montre aussi irrégulier. A l’image de toute l’équipe, il a plongé contre Valenciennes (1-2) quelques jours plus tard. A gauche, Mehdi Chahiri a occupé le couloir. Buteur contre VA, le joueur prêté par Strasbourg ne semblait être qu’une solution de remplacement… Avant que Benjamin Jeannot ne se blesse à son tour.

Benjamin Jeannot, justement, manque cruellement au SM Caen avec son profil de joueur offensif polyvalent et plus de 100 matchs de Ligue 1 au compteur. S’il peut évoluer sur les côtés, il saurait également être une solution comme deuxième attaquant, aux côtés d’Alexandre Mendy mais une opération au ménisque le tient éloigné des terrains depuis début septembre. Stéphane Moulin est quasiment privé de toute option à deux attaquant puisque Nuno Da Costa n’a pas joué la moindre minute depuis son arrivée le dernier jour du mercato, alors qu’il souffrait d’une simple élongation à son arrivée. En attendant, Alexandre Mendy doit se débrouiller seule en pointe, quelle que soit la configuration de match, parfois suppléé par le jeune Andreas Houtondji (19 ans).

Au milieu, nouveau problème ?

Jusqu’à maintenant, ça tenait au milieu de terrain pour le SMC avec un trio Wadja-Deminguet-Lepenant qui s’est imposé depuis quelques rencontres. Seulement le ménisque de Franklin Wadja a lâché contre Valenciennes et a nécessité une intervention chirugicale, avec un mois d’absence à la clé. Sans le Camerounais au poste de 6, Stéphane Moulin va devoir changer sa formule, probablement en faisant redescendre d’un cran Lepenant, ou en faisant remonter Oniangué mais le capitaine normand s’est imposé comme un élément incontournable en défense centrale.

De plus, les options sont loin d’être infinies derrières pour les Normands. Arrivé de Dunkerque cet été pour intégrer la rotation, le stoppeur s’est fracturé le pied et en aura pour des mois d’absence. Enfin, il ne faut pas oublier Hugo Vandermersch, dont l’indisponibilité date de la saison dernière (rupture du ligament croisé interne). Un coup dur que les Caennais ont pu compenser avec le recrutement d’Ali Abdi.

Crédit photo : Anthony Bibard/Panoramic/Imago.

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