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Ligue 2 – Oumar Gonzalez, le roc qui ne laisse personne de marbre !

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Il défend, il marque, il est rugueux envers ses adversaires mais provoque aussi des cartons rouges… Oumar Gonzalez est incontournable à la réussite de l’AC Ajaccio depuis le début de saison en Ligue 2. Le défenseur central, recruté à Chambly cet été, a trouvé en Corse un club taillé sur mesure, où le coup de foudre a été immédiat. Adulé par les siens autant que décrié par ses adversaires, le joueur de 23 ans sera particulièrement scruté ces prochaines semaines.

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« Je me sens très bien dans cette équipe, je suis tombé amoureux d’Ajaccio, du club et de la ville. Je ne me suis jamais senti aussi bien sur le terrain et en dehors et je crois que ça se ressent dans mes prestations. L’engouement du club et du public pour ma venue m’a touché. Je me sens bien dans cette ferveur corse ». S’il n’est pas du genre poète sur le terrain, Oumar Gonzalez a réalisé une belle déclaration d’amour à son nouveau club récemment dans Corse-Matin. Après deux saisons du côté de Chambly où il n’a pas pu éviter la relégation, le Camerounais a pris une nouvelle dimension en signant à l’ACA.

Il fait dégoupiller ses adversaires

En l’espace de six rencontres jouées, le défenseur s’est déjà taillé une belle réputation. De celui qu’on aime avoir à ses côtés autant qu’on déteste affronter. Ses derniers adversaires directs venus à François-Coty peuvent en témoigner. Gaëtan Laura a vu rouge en fin de match lors d’ACA-Paris (1-0), Aldo Kalulu a partagé sur Twitter une prise de catch pour le moins rugueuse de Gonzalez sur lui, et Alexandre Mendy a pris rouge lui aussi dans une action floue lors d’ACA-Caen (2-0). « J’ai essayé d’être tout le temps derrière lui et ça l’a un peu emmerdé. Il m’a mis un petit coup au niveau du visage, je suis tombé et l’arbitre lui a mis un carton rouge. C’est le football, un sport de contact, mais aussi un sport où il faut être intelligent et malin quand on prend un coup ». Voilà où se situe cette ambiguïté au sujet de l’ancien du FCCO : aussi dur sur l’homme que prompt à tomber et se tenir le visage puis de finir comme si de rien n’était. De quoi irriter joueurs comme supporters de l’autre camp.

Pendant quatre ans avec une fracture de l’omoplate…

A côté de cela, Oumar Gonzalez est également un poison sur les coups de pied arrêtés. Buteur à une reprise la saison dernière, le numéro 25 de l’ACA a déjà triplé son total ! Avec des réalisations contre Caen, Guingamp et Paris, le défenseur s’est révélé être un homme providentiel. Contre Paris, c’est aussi lui qui a provoqué le penalty sur Warren Caddy, stoppé par la suite par Benjamin Leroy. Le roc ne laisse personne de marbre, se situe dans tous les bons – et moins bons – coups. Avec les expulsions de deux des meilleurs buteurs du championnat (Mendy puis Laura) à son actif, le défenseur ne sera plus regardé de la même façon. A commencer par Rodez samedi (19h) pour la 8e journée. Clément Deprès, Ugo Bonnet et consorts seront prévenus. Aussi dur sur le terrain que doux en dehors, Gonzalez n’a pas oublié son ancien club, comme il le confiait au Courrier Picard. « Le président voulait me garder et le coach s’appuyer sur moi pour le National. Mais ils ont compris ma décision. Je suis parti en très bons termes. Si j’en suis là, c’est en grande partie grâce à Chambly où j’ai découvert le monde professionnel. Je leur en serai toujours reconnaissant. » Et l’ACA ne doit clairement pas regretter son choix ! Pour situer le niveau du mental du garçon, reste à conclure avec cette histoire incroyable : Oumar Gonzalez a évolué pendant quatre ans avec… une fracture d’une partie de l’omoplate avant de se faire opérer. En ce qui concerne la douleur et le don de soi, pas question de tricher !

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