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Ligue 2 – Qazim Laci, l’Albator

Championnat

Il est Albanais. Ce week-end, il était en mode patator. C’est donc logiquement que la contraction et le surnom pour la performance de Qazim Laci, dans le premier multiplex de la saison de Ligue 2, est toute trouvée. Bon ok, c’est un peu tiré par les cheveux, mais le milieu de terrain d’Ajaccio a vraiment été le héros de son club, en égalisant à deux reprises, contre le TFC. Le natif de Peshkopi, dans le nord-est du pays à l’aigle, a permis à son équipe de s’en sortir, et de ramener le point du nul (2-2). Comme Albator, le personnage de dessin animé des années 70-80, Laci est un  élégant, un joueur assez longiligne, précis sur un terrain comme l’est le corsaire de l’espace. Un élément indispensable pour la formation corse, qui n’a de cesse de progresser, à 25 ans, et depuis qu’il enchaîne les titularisations avec l’ACA. Focus sur le héros d’Ajaccio, Laci, l’Albanais Patator.

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Rappel : ne jamais emmerder un Albanais. (Photo : Thierry Breton / Panoramic / Imago).

Laci, de l’Albanie à la Grèce, de la Grèce à la Corse

Arrivé en France en 2017 en provenance de Grèce, le numéro 10 des blanc et rouge n’était que prêté, à l’époque. 22 matchs pour prendre la température de la Ligue 2 plus tard, ses performances amènent Ajaccio à le faire signer définitivement. Un choix que ne regrettent pas les Corses, aujourd’hui. L’Albanais enchaîne les bons, voire les gros matchs, comme samedi, pour le plus grand bonheur de l’Ours… Un bonheur que lui rend bien le club de l’Ile de Beauté. Lors de sa prolongation l’an passé, Laci disait alors toute sa joie de resigner, dans Corse Matin. « Je fonctionne beaucoup à l’affect. Ici, je me sens très bien. Certes, quelques clubs ont démontré un intérêt à mon égard, mais ce n’était rien à côté de la volonté de l’ACA de me conserver. Le mental est très important pour moi, et ici mon esprit est apaisé et serein. C’est pour cela que j’ai choisi de poursuivre l’aventure à Ajaccio. »

Laci, posé désormais

Le jeune homme de 25 ans, formé à l’Olympiakos, a trouvé la sérénité et la stabilité en Corse. Pendant un temps, il ne se fixait pas, n’arrivant pas à passer le dernier cap pour intégrer l’équipe première de l’équipe du port d’Athènes. Prêté en Chypre, à l’APOEL Nicosie, le milieu s’y retrouve nu (vous l’avez ?), délaissé. Le joueur n’y a pas disputé une seule minute, comme le rappelait avant la rencontre le site Les Violets. Il part à nouveau, pour un an, en D2 Grecque cette fois, sans guère plus s’y éclater. Avant d’arriver à Ajaccio, et s’y poser, enfin. Il y a cinq ans déjà ! Depuis, le droitier performe, s’impose, s’affirme, jusqu’à devenir une pièce maîtresse de l’ACA. Quand Mathieu Coutadeur ou Gaëtan Courtet ne sont pas présents, on l’a même vu reprendre le capitanat, parfois. C’est dire l’importance prise par ce joueur dont on ne parle que trop peu, apparu en pleine lumière par la grâce de son doublé à Toulouse.

BAM ! Tu l’as vu, celle-là ? La frappe de Laci pour le second but de l’ACA (Photo : Thierry Breton / Panoramic / Imago).

Un sacré pied droit

En effet, ses deux buts inscrits à Toulouse sont magnifiques, visibles sur YouTube ici. Un enchaînement feinte de frappe-crochet-frappe de l’extérieur du pied droit, pour commencer. Un tir flottant, qui a lobé et s’est logé dans la lucarne de Maxime Dupé, complètement battu. Puis, dans un autre style, une grosse minasse sous la barre, en demi-volée, légèrement déviée, pour à nouveau égaliser. De la technique, de la subtilité, de la force : un bon aperçu de la palette de ce milieu de terrain classieux, qui peut évoluer indifféremment 6, 8, ou 10. Mais ils ne disent pas tout de Laci. Depuis quelques saisons, il est vraiment utilisé comme leader par Olivier Pantaloni, rampe de lancement d’Ajaccio, premier relanceur. Certaines chaînes d’analyse en ont carrément fait des vidéos, preuve que le milieu commence à séduire hors de Corse. Ainsi, l’orientation de jeu du meneur est précieuse, et l’Albanais risque d’être sollicité, un jour, comme il l’avait déjà été lors de la dernière intersaison. Mais l’ACA est entrée dans un autre cycle, celui de la conservation de ses meilleurs éléments. Et Qazim Laci se sent bien dans le sud, loin des voyages dans le vide intersidéral d’Albator… Alors, si le numéro 10 peut simplement continuer d’envoyer des missiles de l’espace comme samedi, tout le monde sera heureux. A Ajaccio, comme lui-même. En mode patator de la vie.

Crédits photo : Thierry Breton / Panoramic / Imago.

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