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AS Nancy Lorraine - 25 mai 2018 Clovis Canivenc 0 commentaire

Bilan – Nancy : Un maintien in extremis, avant la fin d’une époque

Au terme d’une saison éprouvante qui aura vu quatre entraineurs se succéder sur le banc, l’AS Nancy Lorraine a obtenu son maintien lors de la dernière journée de Domino’s Ligue 2. A présent, avec les départs des emblématiques Jacques Rousselot et de Youssouf Hadji, c’est un nouveau cycle qui commence à Picot.

Les prémices d’une saison galère avec l’affaire Geoffrey Jourdren

Arrivé l’été dernier pour compenser la longue blessure de Guy Roland Ndy Assembé, Geoffrey Jourdren devait encadrer une équipe forcément rajeunie par la descente en Domino’s Ligue 2. Mais celui qui avait fait toute sa carrière à Montpellier jusqu’alors ne va pas se faire remarquer de la meilleure des manières. Déjà contesté par ses propres supporters dès ses débuts sous le maillot nancéien, le gardien va craquer à Brest. Au coup de sifflet final du match entre l’ASNL et le Stade Brestois, il dégage un ballon volontairement en direction du kop brestois. Provoquant un début d’envahissement du terrain, le portier est expulsé par l’arbitre de la rencontre. Malgré ses excuses, présentées dans la foulée, il est suspendu dix matchs ferme par la commission de discipline de la LFP.

Dans ce contexte loin d’être idéal, l’ASNL ne remporte son premier match de la saison que lors de la 6ème journée contre Valenciennes. Geoffrey Jourdren fait lui son retour en novembre, lors d’un match de Coupe de France contre Forbach. A l’image de la saison de l’AS Nancy Lorraine, le poste de gardien de but aura été soumis à l’instabilité (23 matchs pour Jourdren, 9 pour Chernik, 6 pour Ndy Assembé).

La valse des entraineurs

Un autre poste primordial a été en proie à l’instabilité durant cette saison 2017-2018 : celui de l’entraineur. Pablo Correa, déjà fragilisé par la relégation, n’a pas résisté à ce mauvais début de saison (3 points en 5 matchs ; 0,6 pt/match). L’entraineur emblématique de Nancy a été remplacé par son adjoint, Vincent Hognon.

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Adjoint depuis 2013, l’ancien défenseur central a redressé la situation sur ses premiers matchs en remportant trois matchs au mois de septembre. De bons débuts pour sa première expérience de coach principal qui lui permettent de signer un contrat jusqu’en 2020. Mais la suite va être bien plus rude et c’est une véritable descente aux enfers que vont vivre les Nancéiens (une seule victoire jusqu’à fin janvier). Jacques Rousselot souhaite alors créer un électrochoc et écarte Vincent Hognon (18 points en 17 matchs ; 1,0 pt/match).

C’est le pompier de service de la maison lorraine qui est rappelé en la personne de Patrick Gabriel. Passé tout près de l’exploit en 2013 quand l’ASNL était en L1, le directeur du centre de formation remonte la pente après son intronisation (1 nul, 1 victoire). Mais là encore, la rechute est lourde. A la suite d’une nouvelle défaite contre le Stade de Reims lors de la 31ème journée (0-2), l’ASNL glisse à la 19ème place du classement. Patrick Gabriel décide d’un commun accord de laisser sa place (7 points en 9 matchs ; 0,7 pt/match).

Didier Tholot, l’homme du maintien

Déjà pressenti pour reprendre le poste en janvier, Didier Tholot est nommé le 3 avril, avec un objectif : sauver l’AS Nancy Lorraine. Pour mener à bien à sa mission, le technicien de 54 ans décidait de remettre en selle des indésirables comme Serge N’Guessan, Anthony Koura ou encore Patrik Eler. Premier coach extérieur au club nommé lors de cette saison, l’ancien attaquant va assurer le maintien sans passer par le barrage, grâce à une victoire face à Orléans lors de la dernière journée (3-0).

Avec la meilleure moyenne de point par match de tous les entraineurs qui se sont succédé sur le banc nancéien (10 points en 7 matchs ; 1,4 pt/match), Didier Tholot a été logiquement prolongé par l’ASNL jusqu’en 2020. Auteur de deux sauvetages avec le FC Sion, il devra maintenant faire ses preuves sur une saison complète.

Une cascade de blessures

L’été dernier, l’ASNL disait adieu à la pelouse synthétique, qui favoriserait des blessures, pour une pelouse hybride. Si au classement des pelouses, le changement a été efficace puisque le club au chardon se classe 2ème au championnat des pelouses de Domino’s Ligue 2, le changement est loin d’être significatif au niveau des blessures. Parmi les blessés de longue date, on peut citer Vincent Marchetti (rupture des ligaments croisés), Jérémy Clément (adducteur et genou), Guy Roland Ndy Assembé (rupture du tendon d’Achille), Alexis Busin (adducteur), Michaël Chrétien (genou). En mars, Patrick Gabriel avait dû composer son équipe sans onze joueurs blessés. Difficile dès lors de dégager une équipe type dans ces conditions.

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La fin d’une époque avec les départs de Jacques Rousselot et Youssouf Hadji

Le maintien assuré, Jacques Rousselot pouvait passer la main l’esprit tranquille. Président depuis 1994, il a trouvé un accord pour la vente du club à un fonds d’investissement américain. Reste à convaincre lors du passage devant la DNCG, le 29 mai. Souhaitant vendre depuis plusieurs années et souffrant de problèmes de santé, le président nancéien a enfin trouvé un projet fiable afin de pérenniser l’ASNL. Il restera tout de même administrateur du club.

Comme son président, Youssouf Hadji aura une belle place au panthéon de l’AS Nancy-Lorraine. L’attaquant aura disputé 348 matchs et inscrit 86 buts sous le maillot rouge et blanc. Pour sa dernière avant la retraite, l’ancien international marocain a mis sur le chemin de la victoire son équipe lors du match du maintien contre Orléans. Sans ces deux personnages historiques du football lorrain, la nouvelle direction va devoir apporter un souffle nouveau pour redonner le sourire aux supporters et les faire revenir à Marcel-Picot. Cette saison, avec 11 850 spectateurs en moyenne, l’ASNL a connu une des pires affluences depuis bien longtemps.

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