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Paris FC – Le président Pierre Ferracci « interpelle le corps arbitral » après la blessure d’Ilan Kebbal

Pour la quatrième fois depuis 2019, le Paris FC s’attaque à l’épreuve des play-off de Ligue 2. Le club de la capitale part défier Rodez ce mardi, quatre jours après un déplacement à Bastia dont sont revenu blessés deux joueurs titulaires. Avant la rencontre, le président Pierre Ferracci a exprimé sur le média du club toute sa confiance en l’équipe, tout en revenant longuement sur les circonstances ayant mené à l’absence de son meneur de jeu.

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« On aurait aimé garder la 4e place et jouer à Charléty car nos supporters ont été de plus en plus nombreux et déterminés mais on va aller à Rodez. On a fait un match à Bastia (1-1) qui était difficile, très difficile même, mais on a fait face. Qui aurait dit qu’on serait dans le Top 5 quand on a vu avec quelles difficultés on a démarré ce championnat. Moi j’y croyais car je vroyais en la qualité de notre recrutement. Quand on est passé à la 17e place à la 10e journée, certains ont pu s’inquiéter mais on a garder le cap […] Cette équipe a montré tout la saison qu’elle pouvait faire face aux coups durs : problèmes de pelouse, de délocalisations, problème de blessures comme on en a jamais connus et qui nous ont amenés à prendre des engagements d’une autre nature, mais elle fait face. Cette équipe a un mental à tout épreuve. »

Sur l’absence d’Ilan Kebbal et Cyril Mandouki : « Le match (a Bastia) a été très difficile et même un peu rugueux. C’est la loi du football. Dans la même situation, on ne fera pas de cadeaux à Bastia où à d’autres si on se retrouve dans la situation qui était la leur. Mais après tout, QRM a battu Saint-Étienne (2-1), Dunkerque a accroché Angers (0-0) qui luttait pour la deuxième place. C’est la compétition, il n’y a pas de sujet avec ça. Il y a peut-être quelques individualités qui ont fait un peu de zèle dans la grossièreté, dans l’agressivité. Je connais mon île et parfois il y en a qui viennent de très loin, sur cette île, et qui veulent démontrer je ne sais pas quoi, qui sont turbulents, voire violents et grossier. Ce qui me perturbe le plus, et je vais lancer une interpellation au corps arbitral, c’est la blessure de Kebbal, parce qu’il ne sera pas seulement absent à Rodez, il est arrêté pour deux ou trois mois. C’est une blessure sérieuse qu’il a eu, totalement déconnectée du jeu. L’agression dont il a été victime s’est faite au moment où le ballon était déjà sur la touche. À deux reprises depuis un mois, je suis intervenu auprès des arbitres à la mi-temps pour dire « Protégez Kebbal ». Le petit est victime d’agressions régulières, de jeu dur. Et je me souviens qu’un arbitre réputé m’a dit qu’il devrait moins amplifier ses chutes. J’étais un peu perplexe car nous on pense qu’Ilan pourrait tomber plus souvent. Je souhaiterais que cet arbitre, qui se reconnaîtra, regarde un peu ce dont il a été victime à Bastia. À Bastia, il (Kebbal) n’a pas simulé et il n’y a pas eu le moindre carton jaune, ce qui est plus que paradoxal. Il faut que les arbitres prennent leurs responsabilité et protègent ce genre de joueur. Kebbal n’aurait pas dû sortir comme ça, sans la moindre sanction. De la même façon, Cyril (Mandouki) qui a été victime d’un geste pas tout à fait ordinaire aurait pu voir son adversaire sanctionné d’un carton jaune. Ça peut changer le cours d’un match, ça peut amener l’adversaire à corriger son tempérament, et ça peut éviter que demain, si l’arbitre ne prend pas ses responsabilités, il y ait des règlements de comptes. »

L’intervention du dirigeant parisien est accompagné d’un montage vidéo de tacles très durs subis cette saison par Ilan Kebbal… notamment de la part de joueurs de Rodez.

Photo Dave Winter/FEP/Icon Sport

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