Championnat

FC Annecy – Laurent Guyot avant Bordeaux : « J’aimerais tellement que samedi soir, ça soit la même atmosphère que l’année dernière… »

« Là, on n’a plus le choix. De notre capacité à enchaîner les victoires dépendra l’issue de ce championnat, c’est évident, c’est mathématique » : en conférence de presse avant le match face à Bordeaux, l’entraîneur d’Annecy ne se démonte pas et veut permettre au FCA d’enchaîner ! Laurent Guyot a notamment annoncé le retour de blessure d’Alexy Bosetti pour la 29e journée de Ligue 2 alors que Mouanga, Kashi, Spano, Ntignee et Mahop sont toujours blessés et indisponibles. De son côté, Yacouba Barry devrait postuler à une place dans le groupe annécien pour ce match très important, alors que Delphis est en reprise et progresse de manière encourageante. Avec ces données-ci et le regain de confiance généré par la victoire à Ajaccio (1-3), le club haut-savoyard sera-t-il en mesure de vaincre les Girondins, comme l’année dernière, pour se rapprocher du maintien ? Pour cela, il serait le bon moment de marquer un premier but à domicile en 2024, ce qui n’est pas encore arrivé en quatre rencontres…

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« Je ne peux pas faire de prévisions, même si je suis convaincu – encore une fois – qu’on va y arriver. À partir du moment où je dis ça, c’est que je sens qu’on va marquer. On le souhaite, on en est capables, on l’a montré, on aurait pu le faire depuis plusieurs matchs déjà puisqu’en reprenant ce match de Concarneau, on aurait sans doute dû marquer au moins un but dans les premières minutes. À partir de là, je m’appuie sur les progrès de l’équipe, sur la mise en place des éléments qui s’assemblent. Il y a eu des éléments plutôt positifs, puisqu’après avoir été difficiles ça fait plusieurs matchs que nos deuxièmes mi-temps deviennent décisives pour nous. C’est comme un puzzle qui s’assemble. Maintenant, on sait qu’un puzzle ça peut vite tomber de la table ou être balayé d’un revers de main. Donc je reste toujours très prudent. Je dramatise quand même rarement quand il y a une série de défaites, vous comprendrez que je ne m’emballe pas parce qu’on a gagné un match… »

« J’ai le sentiment que l’équipe avance, et elle le fait avec un effectif qui a davantage de concurrence, de qualité. Maintenant, je peux raconter ce que je veux, l’important c’est qu’il reste 10 matchs et qu’il faut prendre un maximum de points parce qu’on a pris du retard. Il y a des progrès, c’est évident, mais ils ne datent pas que du match contre Ajaccio, ni de celui contre QRM. Même à Saint-Étienne, on a vu une équipe qui affichait des progrès. Mais les progrès, dans le football ce n’est pas noté, ça ne rapporte pas de points. Il n’y a pas le bonus offensif ou défensif comme au rugby. »

La pelouse

« C’est un secret de polichinelle : les deux pelouses les plus mal notées par les acteurs de Ligue 2 sont celles d’Ajaccio et d’Annecy. Quand je suis arrivé sur celle d’Ajaccio, je me suis dit « quand même, il y a une sacrée différence avec la nôtre ! ». Moi, je ne suis pas enchanté de revenir au Parc des Sports, avec cette qualité de pelouse, ça c’est clair. Maintenant, il faut être honnête aussi puisqu’elle n’était pas meilleure la saison passée. Il y a quelques adversaires qui n’étaient pas très contents de venir et nous, on était contents de les accueillir. Voilà. Je pense que cette année, on a une équipe qu’un meilleur terrain avantagerait. C’est comme ça. Il n’y a aucune fatalité dans ce qu’il s’est passé. À nous de nous y adapter aussi, il y a peut-être des choses qui peuvent nous arranger sur ce terrain-là. »

L’ambiance à Annecy

« J’aimerais tellement que ça soit la même atmosphère que l’année dernière… Je sais que ça ne sera pas le cas. Alexy Bosetti en a parlé, en prenant l’exemple de Bastia : j’aimerais tellement que samedi soir, le Parc des Sports soit comme il était l’année dernière, avec tout un peuple annécien derrière pour le supporter et chercher à l’emmener (vers une victoire). C’est un tellement bon souvenir. De par notre saison, je ne peux reprocher à personne de se dire « non, je ne vais pas aller au stade ». Mais clairement (c’est une déception, ndlr.) ! Même pour les spectateurs, c’est mieux que de venir voir un match dans un stade vide aux trois-quarts. Je le regrette, mais je ne peux pas le reprocher parce que j’ai le sentiment que je suis aussi un peu responsable du fait qu’il n’y ait pas autant de monde, à cause des résultats de cette saison. Assumer, c’est aussi ça. C’est un appel que je lance : un élan populaire serait le bienvenu si on veut revoir des matchs de Ligue 2 l’année prochaine. Je ne peux que le souhaite et il n’y a aucun reproche dans mes propos. »

Photo Romain Perrocheau/FEP/Icon Sport

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