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Anciens de L2

Anciens de Ligue 2 – Bahoken et Koïta racontent l’horreur du séisme en Turquie

Heure après heure, le nombre de victimes du terrible séisme qui a touché la Turquie et la Syrie ne cesse de grimper, jusqu’à avoisiner les 10 000 décès ce mercredi 8 février. La Turquie est un pays qui abrite de nombreux joueurs de football français ou passés par la Ligue 2 à un moment de leur carrière, comme Fodé Koïta (ancien du Havre et de Caen) ou Stéphane Bahoken (ancien de Strasbourg), qui ont vécu ces événements mais sont heureusement sains et saufs. Les deux joueurs du Kasımpaşa SK témoignent de l’horreur à laquelle ils ont pu assister, dans L’Équipe et Le Parisien.

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Fodé Koïta : « Ces deux minutes m’ont semblé durer au moins une heure ! J’ai été violemment éjecté du lit et ce réveil brutal m’a paniqué, car je n’ai pas tout de suite compris ce qu’il se passait. Puis j’ai vu que ça bougeait dans tous les sens et j’ai alors réalisé qu’il s’agissait d’un tremblement de terre. Pendant ces deux minutes terribles, j’ai essayé de me cacher sous une table pour me protéger de tous les objets qui tombaient. J’ai entendu des cris, c’était une scène digne d’un film ! Ensuite, j’ai eu le réflexe d’attraper ma veste et mes chaussures, pour vite m’habiller. On s’est alors retrouvés dans le couloir avec des coéquipiers et on savait qu’il fallait qu’on sorte le plus vite possible, car on ressentait une réplique, moins forte. Notre chance, c’est que l’immeuble où on se trouvait était vraiment solide et ne s’est pas effondré. Une fois en bas, on s’est réfugiés dans le bus, où certains ont eu très froid, car ils n’avaient pas eu le temps de bien se couvrir. »

Stéphane Bahoken : « Je n’emploierai pas le mot miraculé. Celui-ci s’applique davantage à des gens retrouvés vivants après avoir passé de longues heures sous les décombres, à l’image de Christian (Atsu). Au regard de la puissance du séisme, j’estime avoir eu beaucoup de chance.(…). J’ai été réveillé, peu après 4h, quand j’ai senti mon lit, puis toute la chambre bouger. Des armoires se sont effondrées, des vitres se sont cassées. J’ai commis alors la bêtise de rester debout. Je n’ai, à vrai dire, pas eu le temps d’appliquer les consignes de sécurité en me mettant à l’abri. On cherche juste quelque chose à quoi s‘accrocher. Je me suis pris plein de trucs dessus. Mais, au final, je n’ai pas été blessé. (…). À l’extérieur, on s’est rassemblés avant de monter dans le bus du club. Il y a eu une deuxième réplique. On est tous redescendus quand il semblait pouvoir se retourner et on a patienté encore une petite demi-heure, le temps que ça se calme. Lorsque le jour s’est levé, on a pris la route pour rejoindre un aéroport à 2h30 de là. »

Sources : lequipe.fr / leparisien.fr

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