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Le point sur l’effectif, l’ambition pour la saison prochaine, les critiques… Entretien ML2 avec Pierre Wantiez, DG du Havre AC

Championnat

Avec un effectif rajeuni par rapport à la saison dernière, Le Havre a réussi à jouer le haut de tableau en 2021-2022 en terminant à la 8e place en Ligue 2. Si le Top 5 était à mi-saison encore jouable, le fossé s’est ensuite creusé petit à petit pour la montée, et la fin de saison s’est révélée un peu plus délicate. Désormais, c’est un nouveau chantier qui s’ouvre pour construire l’effectif de la saison prochaine, avec de nombreux joueurs en fin de contrat. Le directeur général Pierre Wantiez dresse le bilan de cette saison pour MaLigue2, et fait un premier point sur le mercato.

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Ma Ligue 2 : Le HAC a d’abord dépassé certaines attentes en première partie de saison, avant de rentrer dans le rang. Qu’a-t-il manqué cette saison pour garder le rythme du Top 5 ?

Pierre Wantiez : On a payé la grande jeunesse de l’effectif ; on n’est pas surpris outre-mesure ; et puis il y a eu quelques matchs charnières dans la saison à domicile : Sochaux (0-1), Ajaccio (0-1). Bastia (2-4) c’est tout à fait autre chose mais le match contre Ajaccio (0-1), on a coutume de dire que si on le joue dix fois, on le gagne neuf fois mais celui-là on l’a perdu et c’est le seul qui compte, on ne va pas refaire l’histoire. On a mal fini l’année même si on est allé gagner à Auxerre (3-2). Et à partir du moment où la cinquième place s’est éloignée, il y a eu une petite baisse de la motivation collective qui fait que la saison s’est finie moyennement.

ML2 : Quelles seront les ambitions du HAC pour la saison 2022-2023 ? Avez-vous fixé un objectif en termes de classement ?

PW : J’entends que certains fixent un objectif. Nous on se fixe un objectif, c’est de faire la meilleure saison possible. On serait ravi de terminer premier, on se contenterait de la deuxième place et si on ne peut pas le faire, on va chercher à aller le plus haut possible. Mais aujourd’hui, je ne sais pas qui sera en Ligue 2, je ne sais pas de quels moyens disposeront les autres clubs. Au début de saison, on nous avait annoncé l’enfer. On nous avait dit que Le Havre serait à la lutte pour la relégation : notre plus mauvais classement, ça a été notre classement final, 8e. Je n’ai pas vraiment de stress par rapport à ça. Je ne sais pas qui sera sur la ligne de départ le 30 juillet. On est dans une période de mercato très particulière cette année, chaque club va réagir à sa façon. Moi, je sais comment Le Havre va faire, je ne sais pas comment vont faire les autres. On sera compétitif, ça c’est sûr. Est-ce qu’on sera très compétitif ? Ça c’est le terrain qui nous le dira parce que le recrutement est très important et il y a encore plus important : l’osmose, la constitution d’un groupe, l’envie. Et c’est quand les joueurs sont ensemble qu’on le sait.

ML2 : C’est une saison, très particulière qui arrive (2 montées, 4 descentes, Coupe du monde en novembre), il ne faudra pas rater son envol. La préparation de la saison, la gestion du recrutement va-t-elle être adaptée à ce contexte ?

PW : Non, parce qu’on part à la même date que d’habitude. On démarre le dernier week-end de juillet comme depuis des années. Il est toujours souhaitable d’avoir l’effectif le plus tôt possible mais, dans la position du Havre, on va voir ce que certains des jeunes qui intègrent le groupe professionnel apportent. Par exemple, l’année dernière, Amir Richardson fait ses premiers pas dans le groupe pro à la reprise. Mais Paul (Le Guen) me dit : « Attention, c’est un joueur qui a de la qualité. J’aimerais bien qu’on le laisse s’installer avant de recruter à sa place », et on a plutôt bien fait. Chaque club à sa philosophie, je me garderai de juger les autres. En ce qui nous concerne, dans certains cas, on a envie de voir si tel ou tel joueur peut déjà être une solution, une doublure au poste ou pas. On a, comme toujours au Havre, des joueurs de talent, est-ce qu’il est bon de leur mettre une concurrence excessive dans les pattes, au risque de ne pas leur laisser du tout d’espoir ? Je vais prendre un autre exemple, celui du jeune latéral droit, Sael Nseke (17 ans) qui est un joueur à très gros potentiel. Est-ce qu’aujourd’hui, il faut considérer qu’il est le numéro 2 ou pas… C’est évidemment une réflexion qu’on mène avant de recruter.

Concernant certains jeunes qui ont eu beaucoup de temps de jeu cette saison (Amir Richardson, Isaak Touré, Abdoullah Ba), avez-vous reçu des offres concrètes pour eux ?

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