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Ligue 2 – Grenoble, un nouveau challenge relevé pour Vincent Hognon

Championnat

Après avoir licencié Maurizio Jacobacci pour faute de résultats, le Grenoble Foot 38, actuel 16e de Ligue 2, n’a pas voulu commencer l’année 2022 sans un entraîneur principal en charge des opérations. C’est l’ancien défenseur central Vincent Hognon qui a pris les rennes du club isérois et va tenter de le redresser. Son contrat court jusqu’en juin 2023, il a donc une saison et demi pour faire ses preuves à Grenoble.

Officiel – Grenoble a choisi son nouveau coach !

Connu par les amateurs du championnat de France pour avoir joué plus de 400 matchs à l’ASNL, Saint-Étienne et Nice dans les années 90 et 2000, le natif de Nancy y retourne une fois sa carrière de joueur terminée pour devenir adjoint, puis entraîneur principal de la formation de Lorraine. Avec un bilan assez moyen, il quitte le club pour se retrouver quelques mois plus tard… chez le rival messin ! Également arrivé en tant qu’adjoint de Frédéric Antonetti, Vincent Hognon prend plus d’importance et devient l’entraîneur principal lorsque son collègue, côtoyé en club durant sa carrière, met sa carrière à Metz entre parenthèses au milieu du mois de décembre : Hognon redevient alors numéro 1. Mais cette fois, c’est avec une équipe qui gagne et qui tourne bien ! Le FC Metz était leader de Ligue 2 (41 points, 13 victoires), et l’est toujours à la fin de l’exercice (81 points, 24 victoires). Le technicien va donc connaître une première saison en Ligue 1 en tant qu’entraîneur principal !

L’année suivante est également de bonne facture malgré tout pour l’entraîneur novice, qui parvient à maintenir les Grenats dans l’élite à la 15e place au moment de l’arrêt des championnats par le Covid-19. Vincent Hognon choisit finalement de quitter le FCM au retour de Frédéric Antonetti, malgré un bon début de saison, au mois d’octobre suivant. Le Lorrain ne retrouve un club qu’en juin 2021, le FC Swift Hesperange, non loin de chez lui, au Luxembourg. L’équipe qui venait de finir 3e de son championnat voit un début de saison qui n’est pas au goût des dirigeants avec le Français à sa tête (3 victoires en huit rencontres), avec également une élimination dès le premier tour qualificatif de Conference League (défaite cumulée 2-1) contre le club slovène de Domžale. Vincent Hognon est démis de ses fonctions en septembre, mais retrouve en quelques mois un nouveau club, qui lui permettra peut-être d’éponger un peu cette mésaventure.

Un choix plus traditionnel

Avec la nomination de Vincent Hognon, les dirigeants grenoblois reviennent à une recette plus habituelle pour les clubs de Ligue 2.  Avant lui, les méthodes de Maurizio Jacobacci n’ont guère convaincues en Isère, notamment par son lien assez froid avec les joueurs. Le Suisse ne faisait pas l’unanimité au Stade des Alpes, comme l’écrivent nos confrères de Métro-Sports : « Dès la préparation estivale, le courant ne passe pas. La transition avec un Philippe Hinschberger empathique et un Jacobacci froid et distant est brutale. Le groupe passe d’un animateur de colo’ à un gardien de prison, pour caricaturer. Fini la guitare et le chambrage. Jacobacci parle à peine à ses joueurs, se contente d’observer. Footballistiquement, le courant ne passe également pas. Les entraînements sont plus intenses, le technicien n’insiste que sur les aspects défensifs. Les joueurs se plaignent déjà d’être perdu suite aux demandes de leur nouvel entraîneur.  »

Avec le coach Hognon, sans avoir la certitude de retrouver une ambiance à la Hinschberger qui avait fait le bonheur de Grenoble, on peut s’attendre à un management plus humain et plus dans les normes de ce qui se fait habituellement en France. Avec une petite expérience de la Ligue 2 mais aussi de la Ligue 1 dans ses bagages, l’ancien de Nancy et Metz va pouvoir se mettre au travail et montrer ce qu’il a réellement dans le ventre. L’effectif de Grenoble n’est pas parfait mais à le mérite d’abriter quelques joueurs talentueux, qu’il pourrait remettre en selle pour passer une fin de saison plus tranquille, loin de la zone rouge.

Crédit photo : Anthony Dibon/Icon Sport

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