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QRM – Un nouveau visage vendredi ?

Championnat

Après une série de cinq matchs sans victoire, le club de Quevilly-Rouen Métropole n’a jamais été aussi proche de la zone rouge cette saison, avec un seul point d’avance sur le barragiste, Dunkerque. Le coach Bruno Irlès veut du changement et a pris quelques mesures dans ce sens.

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« On ne mériterait même pas de rentrer en avion mais de faire 8h de bus ! » C’est un Bruno Irlès furieux qui avait analysé la dernière sortie de QRM en Ligue 2, lors de la 16e journée à Nîmes (1-2). Contre une autre équipe en difficulté – et quasi abandonnée par son public – les « Sang & Or » normands avaient pourtant ouvert le score avant de se faire renverser. Les hommes de Bruno Irlès avaient alors livré un festival d’inefficacité offensive (25 tirs, 5 cadrés) et défensive (3 tirs cadrés nîmois, deux buts encaissés). Un naufrage ? Sûrement pas. Mais le match aux Costières a plutôt été la goutte d’eau qui a fait déborder un vase bien fragile : sur les cinq dernières journées de Ligue 2, QRM est la dernière équipe avec deux points pris sur 15 possibles.

Depuis le 16 octobre, le club normand n’a marqué que deux buts, moins que tout autre équipe, et en a encaissé neuf. Les hommes de Bruno Irlès ont pourtant tenu tête contre Toulouse (0-0) au stade Robert-Diochon en abandonnant la possession du ballon et toute ambition de jeu, ils ont posé des problèmes à Sochaux, en étant un peu plus dangereux (1-1). Mais quand l’adversaire n’est pas une équipe de haut de tableau, qui prend le jeu à son compte : les choses se compliquent : 0-3 à domicile contre Niort lors de la 12e journée, 0-3 à Rodez avec une cascade d’erreurs individuelles en seconde période.

Un système hybride

Il n’en fallait pas plus à Bruno Irlès pour vouloir changer son équipe de fond en comble. Avant le match contre Amilly (N3) au 8e tour de Coupe de France, le coach a promis d’actionner plusieurs « leviers » en termes d’attitudes, de choix de joueurs et de tactiques. La rencontre contre les amateurs du Loiret a servi d’expérimentation en conditions réelles avec un nouveau système détaillé dans Paris-Normandie : défense à trois sur les phases offensives et à quatre sur les phases défensives, un des pistons latéraux venant se replacer, l’autre restant plus haut. Autre originalité, Till Cissokho, défenseur central de formation, a été essayé dans le couloir gauche après la sortie de Dekoke à la pause. Le test a porté ses fruits contre un adversaire modeste : victoire 5-0.

« Quand on change des choses, c’était idéal de faire un match comme celui-là. Ça vaut forcément plus qu’un entraînement », analysait Bruno Irlès après le match. « On a changé des hoses et ça s’est vu. Maintenant, il faudra qu’on monte d’un cran si on veut qu’elles soient aussi visibles vendredi prochain contre Nancy. On a connu 5 minutes un peu poussives, mais il ne faut pas s’en étonner, il y avait de nouvelles consignes qu’il fallait assimiler. Ça ne vient pas comme ça en un claquement de doigts. »

La Coupe de France sacrifiée ?

C’est donc un casse-tête qui s’annonce pour Benoît Pedretti, l’entraîneur de l’ASNL qui va se déplacer en Normandie pour affronter ce Quevilly-Rouen « new look », prometteur et sur lesquelles très peu de données sont disponibles, étant donné qu’Amilly-QRM n’était pas diffusé. C’est le meilleur moment pour Bruno Irlès pour surprendre ses adversaires : en décembre, QRM va recevoir deux concurrents directs pour le maintien, Nancy donc, et Caen juste avant la trêve, avec un difficile déplacement à Pau, meilleure équipe à domicile de Ligue 2 avec Ajaccio.

Ce mois décisif fera l’objet d’une gestion particulière. La Coupe de France, après avoir servi de laboratoire, risque d’être passée par pertes et profits. « Je pense qu’Amilly aurait préféré nous rencontrer au tour d’après, parce que ma gestion sera différente », annonce Bruno Irlès. Le 32e de finale contre Laval, à trois jours du match contre Caen risque de tourner à la large revue d’effectif, d’autant que le voisin malherbiste, éliminé au 7e tour, n’aura pas joué pendant le week-end.

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