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Paris FC – Thierry Laurey face à la spirale négative

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Parti pour rivaliser avec le Toulouse FC en début de saison, le Paris FC décroche en ce mois de septembre avec quatre défaites en 5 matches de Ligue 2. Si rien n’est perdu pour la montée, le club de la capitale a des réglages à faire d’urgence, notamment en termes de réalisme offensif.

Cinquième de la saison 2020-2021, appuyé financièrement par l’état du Bahreïn et renforcé par Thierry Laurey, le « spécialiste des montées » sur le banc de touche, le Paris FC faisait partie des candidats les plus sérieux à la montée. Le 24 juillet, l’entame correspond aux attentes avec une démonstration contre Grenoble (4-0) et les locataires de Charléty continuent sur leur lancée : 13 points sur 15 possibles pris jusqu’à la trêve internationale. Après la coupure, les Parisiens n’ont plus jamais retrouvé le rythme. Le mois de septembre a viré au cauchemar : quatre défaites en cinq matches pour le PFC. Le revers brutal à Niort (1-4) vendredi dernier a achevé de plonger l’équipe dans le marasme. Avec une sixième place en Ligue 2, Paris est à seulement un point du Havre et de la dernière place de barragiste. L’objectif est encore largement atteignable, mais pas à ce rythme.

« Ce n’est plus possible de continuer comme ça, déplore Thierry Laurey, interrogé par Le Parisien. On va revenir à une semaine normale puis il y aura la trêve internationale. On va avoir le temps de travailler, et surtout de retravailler les fondamentaux. Il faut revenir aux bases. Et comme je l’ai déjà dit, j’espère qu’on arrivera à recruter un ou deux joueurs. Un autre attaquant, c’est indispensable. » Le manque d’efficacité offensive agace profondément le coach, depuis plusieurs matches déjà. Contre Niort, la différence de réalisme offensif à viré à la caricature : 23 tirs à 10 en faveur du PFC pour une défaite 1-4, un ratio « minable » d’après l’entraîneur.

Paris en quête d’un grand buteur

Semaine après semaine, les occasions ratées par le Paris FC reviennent sur le tapis. « On a beaucoup d’occasions franches, c’est peut-être notre meilleur match sur ce plan depuis le début de la saison, mais on n’arrive pas à marquer », regrettait le capitaine Cyril Mandouki après la défaite à Guingamp (0-1) lors de la 7e journée. Une semaine plus tard, les hommes de Laurey s’inclinent à Sochaux (0-2) et le constat est le même : « On a eu je pense, autant d’occasions qu’eux, mais on manque de réalisme, de précision. En ce moment on manque aussi de niaque, par moments, il faut aussi le reconnaître, on est pas assez agressifs devant le but. »

La saison passée déjà, l’attaque parisienne pâtissait de l’absence d’un attaquant prolifique en pointe. Le meilleur buteur de 2020-2021 n’était autre qu’Ali Abdi, un défenseur latéral. Pour ne rien arrange, ce dernier est parti à Caen. Gaëtan Laura (3 buts, 2 passes décisives) avait bien démarré mais n’a plus fait trembler les filets depuis le 16 août (il a écopé de deux matches de suspension après son exclusion face à Ajaccio).

Et la défense ?

Toujours est-il que les adversaires des Parisiens, eux, sont efficaces. Avec 11 buts encaissés, le PFC présente la pire défense du top 10 de Ligue 2. De ce côté du terrain, Thierry Laurey alterne entre une défense à quatre ou à cinq éléments, comme il avait l’habitude de le faire à la tête du RC Strasbourg. « On n’a pas une défense passoire mais on s’est pris les pieds dans le tapis en voulant revenir trop vite », déplorait l’entraîneur après Niort. Les expérimentations ont aussi eu lieu dans la cage, Vincent Demarconnay ayant été mis en concurrence avec Ivan Filipovic, arrivé du Slaven Belupo (Croatie) cet été.

Enfin, le Paris FC n’est pas épargné par les blessures. Blessé aux ischio-jambiers, le capitaine Cyril Mandouki va être absent probablement jusqu’au printemps prochain. La dernière recrue estivale, Alimani Gory, n’a disputé que 14 minutes en Ligue 2 depuis son arrivée au club avant de se déboîter l’épaule. Le Paris FC est aux urgences mais va affronter une équipe en soins intensifs samedi prochain : l’AS Nancy Lorraine. L’occasion est idéale pour se relancer.

Crédit photo : Christophe Saidi/Panoramic/Imago.

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