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Ligue 2 – Grenoble, c’est grave docteur ?

Championnat

Comme pour les gagnants des deux premiers matchs de Ligue 2, rien n’est définitif dans cette saison. En foot, quelques matchs ne veulent rien, tout peut changer, des basculements peuvent avoir lieu de nombreuses fois, au sein d’une saison, soit dans la lumière, ou dans la nuit. Parfois sur un même mois, année, ou en une semaine de sommets. Réussis, ou ratés. Des sommets, Grenoble en a eu deux à jouer jusqu’à présent, contre le Paris FC (0-4), et Auxerre (3-0). Deux défaites, contre des équipes qui seront peut-être en Ligue 1 l’an prochain. Pas de conclusions hâtives sur le niveau du GF38, encore incomplet, miné par des faits contraires. Mais les Isérois de Maurizio Jacobacci vivent une fin de mois de juillet et début d’août compliqués, et redresser la tête sera impératif rapidement pour espérer jouer les premiers rôles, dans un championnat qui ne pardonne rien. Ainsi, comment expliquer ce début de saison raté, pour l’instant ? Tentative de réponses.

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Pas de pelouse, pas de stade, pas de stade, pas de résultats ?

La pelouse du Stade des Alpes est un problème depuis longtemps. Le précédent entraîneur du GF, Philippe Hinschberger, déplorait déjà les soucis de pelouse. Cet été, le club isérois a décidé de se doter d’un nouveau près. Hybride et à régulation thermique, comme le détaillait France 3 Pour éviter les caprices météo dans cette région, et cette cuvette, prisée des skieurs, ouverte aux vents et sujette au gel… Mais la pose d’un tel gazon prend du temps. Ainsi, Grenoble a dû se délocaliser à Gueugnon pour son premier match, une claque reçue contre le Paris FC. Pas facile pour débuter, comme la défaite de Sochaux hors de Bonal contre Le Havre l’a aussi un peu prouvé, quelques jours après une éclatante victoire contre Dijon, dans le même stade. Le club de Max Marty jouera encore une rencontre hors de son stade, contre Guingamp.

Nouveau coach, nouvelle méthode 

C’est peut-être la grande nouveauté de l’année, pour le GF38. La venue d’un nouveau coach, Maurizio Jacobacci, Italien, qui a fait toute sa carrière d’entraîneur en Suisse. L’homme aux cheveux poivre et sel est arrivé accompagné d’une excellente réputation. Réputé offensif, bon tacticien, on vous présentait le technicien très positivement cet été. Avec ses anciennes équipes, Jacobacci jouait l’attaque, passionné de son sport et d’analyse vidéo, un peu dans le style d’un Marcelo Bielsa. Mais après trois saisons sous le mandat de PH, les joueurs doivent se mettre au goût du jour, s’adapter aux demander de l’Italien, adopter une autre méthode, tout simplement. Pour le moment, la chose n’a pas encore pris. Mais il faut aussi dire que Grenoble subit une vague d’éléments contraires dans ce début de saison. Le stade et la déloc’, et un effectif qui bouge énormément, entre départs et blessés.

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Les absents, et des départs importants

Dans le foot, il est parfois réducteur d’affirmer qu’un être vous manque, et tout dépeuplé, comme disait Lamartine. Mais les départs ont un impact certain, et d’ailleurs, ils sont pluriels. Commençons par l’attaque. Achille Anani, l’excellent avant-centre ou ailier, est toujours là, mais il doit se sentir bien seul quand il regarde les photos des joueurs présents dans ce secteur l’an passé. Willy Semedo est parti en Chypre, Moussa Djitté aux Etats-Unis, en MLS. Si Boissy est prometteur, comme le Géorgien Kokhreidze, ces joueurs sont jeunes, inexpérimentés en Ligue 2, un championnat dur, intense, dense. Dur de performer aux mêmes hauteurs que les partis de suite… Autre argument qui fait dire que Grenoble subit, et que la routourne tournera, ce sont les blessés. Sur un milieu de terrain à trois, composé de Perez, Pickel et Belmonte, deux sont blessés. Le club n’a pas eu de chance avec cette donne depuis la reprise, perdant Manu Pérez sur un csc, par exemple.

Heureusement qu’un joueur de la trempe de Joris Correa (9 buts l’an passé avec Chambly, et une polyvalence sur tout le front de l’attaque) est arrivé. La présence du joueur devrait solutionner des choses. Et puis surtout, surtout, les jeunes internationaux espoirs suisses (U20) Marchand et Bunjaku ne paraissent pas trop de deux pour remplacer celui qu’on évoquait entre les lignes, en parlant de l’écrivain Alphonse de LM. Jessy Benet toujours sans club, mais en tout cas parti de Grenoble, c’est un océan à combler. Le milieu de terrain, entre relayeur et offensif, vrai meneur de jeu de cette équipe du GF la saison passée, c’était 9 buts et 7 passes décisives. Un impact énorme, et un manque tout aussi béant, en ce début de saison grenoblois. Un seul être vous manque, et tout… Vous connaissez la suite.

Crédits photo : Frédéric Chambert / Panoramic / Imago.

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