Entretien ML2 – Ludovic Gamboa : « Si, demain, une Ligue 2 m’appelle, j’y vais en courant »

Dunkerque

Du haut de ses 34 ans, Ludovic Gamboa l’assure : « Je ne suis pas fini. » Le milieu de terrain, remonté en Ligue 2 avec Dunkerque, se retrouve sur le marché. Libre de signer où il le veut. Une liberté qu’il n’a pas vraiment cherchée, lui qui aurait aimé poursuivre l’aventure dans le Nord, et regoûter à une division quittée le 19 mai 2017 avec Le Havre.

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MaLigue2 : Ludovic, on pouvait vous revoir en Ligue 2 la saison prochaine avec l’USLD, 3 ans après votre départ du HAC. Pouvez-vous revenir sur vos trois années en National 1 ?

Cela a été pas mal compliqué avec beaucoup de rebondissements. J’ai quitté Le Havre après 7 ans en Ligue 2, dans un marché très compliqué à l’époque. Il n’y avait aucune proposition en L2. J’ai fait le stage UNFP sans paniquer, en me disant que j’allais retrouver quelque chose. Fin juillet, il n’y avait toujours rien. J’ai laissé passer un train ou deux en National 1. De fil en aiguille, je me suis retrouvé sur le carreau jusqu’à la trêve hivernale. Mon agent, en plus, a disparu dans la nature…

Vous rebondissez à Créteil…

Oui, en janvier, Créteil m’a appelé. Sur un plan sportif et personne, j’ai pu disputer tous les matchs de la deuxième partie de saison. Je n’ai malheureusement pas pu rester au club en raison de la descente… Et je me suis retrouvé dans la même situation que l’année d’avant, sans agent qui plus est.

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Pourquoi avoir rejoint Dunkerque en janvier 2019 ?

Kévin Lesportes, le responsable du recrutement, m’a appelé. Il avait le droit de faire signer un joueur avec un « gros » contrat. Il m’a fait venir et j’ai accepté le challenge. J’avais envie de jouer. Je n’arrivais pas en terrain inconnu, connaissant quelques joueurs. Nous avons réalisé une grosse deuxième partie de saison, en décrochant le maintien à deux journées de la fin. Et puis, on a réalisé la saison qui vient de se passer.

Avec une montée à la clé, mais aussi l’annonce de votre non prolongation. Déçu ?

Il y a une grosse amertume. Et puis, la montée a été un peu bafoué par ce qu’il s’est passé, la crise sanitaire. Le fait de ne pas pouvoir la fêter… il y a eu énormément de changements, par la suite, avec le coach qui n’est pas conservé. Tout était particulier. Il y a donc, oui, de la déception de ne pas rester. Pour être honnête, je pensais vraiment être reconduit. J’ai fait 7 ans en Ligue 2. J’ai de l’expérience. Je ne demandais qu’un an de plus en Ligue 2. Avec ce que j’ai vécu, c’était une belle revanche de retrouver cette division, et une belle histoire. Néanmoins, il faut continuer d’avancer. Je l’ai toujours fait.

Avez-vous pu échanger avec le nouveau coach Fabien Mercadal ?

Nous avons eu des entretiens individuels avec le coach adjoint et le directeur financier. Par rapport à mon âge et à mon expérience, j’ai demandé à parler avec le coach pour évoquer l’aspect sportif. On a eu une discussion. Par principe, c’était bien que je l’ai au téléphone.

Aujourd’hui, quel challenge recherchez-vous ?

Je suis un vrai compétiteur. J’aimerais jouer au plus haut niveau possible, évidemment. Si, demain, une Ligue 2 m’appelle pour compléter un effectif, j’y vais en courant. Si j’ai une très bonne National, je vais y aller également. Je ne ferme pas la porte à une expérience à l’étranger. Ce que je m’interdisais il y a encore un an et demi, 2 ans, à savoir jouer en National 2, je ne me l’interdit plus. Le gros de ma carrière est derrière moi, mais je ne suis pas fini pour autant.

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