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Championnat - 10 août 2017 Maxime Bonhommet 0 commentaire

Reportage ML2 – Comment QRM vit sa délocalisation ?

Lors de ses 5 premiers matchs de Ligue 2 à domicile, 6 avec la coupe de la Ligue, Quevilly Rouen Métropole (QRM) doit jouer au MMArena du Mans. Comment vivre cette situation ? Reportage.

Les sièges rouge et jaune du MMArena n’étaient pas de trop en ce jeudi soir. Il rappelait les couleurs de Quevilly-Rouen Métropole, même si à la base, ils sont destinés au Mans FC. Mais sur la pelouse quasi parfaite du stade manceau se trouvaient des joueurs professionnels, et les Sarthois végètent encore au quatrième échelon du foot français, en National 2. Ils pourront espérer retrouver l’antichambre de l’élite dans deux ans minimum. Avant ça, leur antre prendra la température de ce qu’est un match de Ligue 2. Car pendant presque deux mois, c’est QRM qui va prendre place au MMArena, tout en ayant les rencontres de N2 du Mans. Des Normands qui ont connu une progression rapide, avec deux montées en deux saisons.

« Tout sauf un stade de Ligue 2 »

Il y a 15 mois, ils étaient encore en CFA. Alors tout le monde a été pris de vitesse, même le mythique stade Robert-Diochon, qui doit se mettre aux normes pour accueillir des rencontres de Ligue 2. Alors il a fallu s’exiler. « J’avais la volonté d’être dans une même enceinte, et ne pas aller à droite et à gauche lors de chaque match. J’ai été écouté et mon président l’a mis en pratique », détaillait Emmanuel Da Costa, lors de sa première conférence de presse au MMArena, la veille de la réception de Sochaux (1-1, 2e journée).

Et donc en ce jeudi, les couleurs du stade ont sans doute aidé les coéquipiers de Stanislas Oliveira à se sentir un peu comme chez eux. Les affiches, flyers et même autocollants à l’effigie du club sur les sièges étaient de sortie. « C’est tout sauf un stade de Ligue 2, poursuivait Da Costa. Pour la plupart de mes jeunes joueurs, ils n’ont jamais joué dans ces conditions. D’ailleurs, j’ai préféré venir la veille pour qu’ils découvrent tout ça. Qu’on évite les selfies ou autres. Ça ferait perdre de la concentration. Alors vaut mieux s’acclimater à l’environnement, et en plus il est magnifique ».

Mathieu Duhamel a lui l’habitude de ces conditions. De Metz à Caen, en passant par Le Havre, il a connu les plus grands stades de France. Son rôle de « grand frère » sert dans ces moments-là. « J’ai connu Rouen en Ligue 2. Il y a un engouement dans cette ville pour le football. J’aurai aimé jouer à Diochon le plus rapidement possible. D’avoir tout le public derrière nous. On va avoir besoin d’eux pour se maintenir. Là ça fait que des matchs à l’extérieur pour nous, et je sais très bien que les petits points, c’est ce qui fait la différence à la fin », expliquait l’attaquant né à quelques kilomètres de Rouen après la rencontre amicale jouée face au Mans fin juillet. « Je ne pense pas que l’on va perdre plus de point lors de ses cinq rencontres que si l’on avait été à Diochon », contredit Olivier Duval, président du kop « Les irrésistibles Normands ».

1 167 pour le premier match

Vendredi soir, il était à la tête des 35 supporters qui avaient fait les 2 heures de route pour rejoindre la Sarthe. Il n’aura pas assisté à la première victoire en Ligue 2 de QRM, qui a tenu en échec Sochaux, comme ce fut le cas à Lorient, six jours plus tôt (1-1, 1re journée). « Ce ne sera pas un prétexte, et on ne va pas se cacher derrière ça. On savait très bien qu’on jouerait soit au Mans, ou à l’extérieur jusqu’à fin septembre, continuait « Manu » Da Costa. Après en ce qui concerne l’ambiance, on jouait l’an passé en National, avec ses avantages et ses inconvénients. Et on a souvent évolué dans des stades vides ».

Pour la « réception » de Sochaux, il y avait 1 167 spectateurs sur les 25 000 places disponible. « Mais ce sont les vacances scolaires. Beaucoup sont partis, et je le vois avec ceux du kop, explique Olivier Duval. Peut être qu’il y aurait eu plus de monde en jouant au Havre ou à Caen, car c’est moins loin. Puis même, ce n’est pas facile pour les gens, car on part à 16h30 un vendredi, et on revient vers 1h du matin dans la nuit. Après je pense qu’il y aura plus de monde en septembre ».

De quoi ne pas inquiéter le technicien haut-normand sur une possible fin d’euphorie ? L’an passé, le stade Robert-Diochon avait débuté la saison en National en accueillant 1 200 spectateurs, pour passer à 7 000 lors du match de la montée, contre Dunkerque, et même 8 000 un soir de défaite en 8ème de finale de coupe de France face à Guingamp. « Ça été le déclic ce match-là, poursuit Olivier Duval. On a perdu mais sans être ridicule. Et les personnes au stade se sont dis « ça joue pas mal ». Je ne pense pas que l’euphorie va s’arrêter. On attend ça depuis trop longtemps. Ça fait 15 ans que Rouen n’a pas connu la Ligue 2. Je ne dis pas que Diochon sera plein à chaque match, mais pas très loin je pense. Je suis vraiment confiant pour l’avenir ».

Surtout que le président du kop rouennais le voit jour après jour. « J’ai débuté cette association de supporter en septembre 2016, et on était 2. Aujourd’hui, on est proche de 80, avec des appels chaque jour. Nous, c’est familial, il y a des femmes, des enfants à nos côtés. On tente de grossir, malgré que les pro-FCR* ne nous aiment pas trop. Il y a eu des histoires, des menaces l’an passé. C’est idiot ». Le plus important reste de supporter, à deux pas de chez soit, ou à 200 kilomètres.

* Les pro-FCR, FC Rouen, n’apprécient pas le rapprochement entre Rouen et Quevilly.

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