Entretien ML2 – Damien Perquis : “Retrouver cette mentalité de Nungesser”

Entretiens avec joueurs

Gardien du VAFC depuis l’été dernier, Damien Perquis a été l’un des grands artisans du maintien valenciennois en 2015-2016. A l’aube d’une nouvelle épopée, le portier fait le bilan de la préparation, évoque l’état d’esprit du groupe, du club et se montre ambitieux.

MaLigue2 : Lorsque nous avions fait le bilan de la saison écoulée avec votre coach, il a avoué que Valenciennes pouvait faire mieux. Partagez-vous cet avis ?

Damien Perquis : En effet, notamment car nous avons très bien fini. Après, nous terminons 12es en réalisant une saison moyenne. Notre place provient des 2 victoires sur la fin. La preuve que nous aurions pu faire mieux, oui. Mais il faut sûrement passer par là pour prendre conscience et évoluer.

Cette fois, vous aurez logiquement l’ambition de performer tout de suite à la maison, et ne pas attendre 6 mois pour glaner votre premier succès ?

C’est vrai que nous avons acquis notre maintien à l’extérieur. Et quand vous regardez, si nous réalisons le même parcours à la maison, nous aurions compté 14-15 victoires. Quand on sait qu’une montée se joue sur 19 succès… Donc à nous de réaliser un gros parcours à domicile.

Vous parlez podium ?

Il faut être ambitieux. Je pense que nous devons jouer crânement notre chance à chaque match. Nous avons réussi à battre Nancy ou encore Lens l’an passé. Mais nous échouions face à des adversaires d’un calibre inférieur. La régularité fera, encore une fois, la différence. Toutes les équipes peuvent jouer les 6 premières places.

Pas toutes…

Beaucoup en tout cas espèrent accrocher le haut de tableau. Nous, nous tâcherons de nous faire moins peur que l’an passé. A chaud, j’aimerais que l’on réalise un exercice à la Clermontoise ou à la Brestoise. Accrocher le milieu de tableau sans souffrir. Mais nous avons tous les ingrédients pour bien figurer.

Perquis2_ValenciennesRevenons sur votre été. Dans un premier temps, il fut chaud avec la DNCG. Etiez-vous inquiets ?

Nous avons été maintenus rapidement en Ligue 2. Nous n’étions pas dans le cas d’Ajaccio ou, pire, d’Evian. Nous savions relativement tôt que nous allions jouer en L2. Le passé du club fait, qu’effectivement, le président et les partenaires ont fait le maximum pour le sauver. Il ne roule pas sur l’or mais s’organise pour que nous passions une bonne saison. Nous devons nous occuper du terrain.

Pour l’heure, vous ne comptez qu’une recrue (Ahmed Kantari). Et vous avez perdu des joueurs d’expérience comme Yunis Abdelhamid. Sur le papier, votre équipe n’est-elle pas plus faible que sa précédente ?

Yunis a été remplacé par Ahmed. Au change, c’est du pareil au même. Les 2 sont de supers mecs et réalisent une carrière plus que correcte. De notre côté, beaucoup de jeunes ont pris un an de plus. Je pense à Angelo Fulgini par exemple. Tous ces jeunes étaient performants en fin de saison. Cela ne peut qu’être prometteur pour eux et pour nous.

Donc votre force est la connaissance de tous les joueurs ?

Oui. La volonté du coach et du club est de garder une ossature, un noyau dur. Nous prenons la saison comme elle vient et nous ne perdons pas de temps à nous découvrir. Nous avons gardé la dynamique de la saison dernière, nos relations.

“Tout est remis à zéro”

Afin de parfaire votre préparation, vous êtes partis 11 jours en Autriche. Un stage assez long. Comment l’avez-vous vécu ?

Par le passé, j’avais déjà effectué des stages d’une douzaine de jours avec Caen. Cela permet d’être en permanence entre nous. Si dans certains équipes, ça peut devenir fatigant. Pas pour nous. Cela s’est très bien passé. Nous sentons une grande solidarité dans notre effectif. Nous avons bien travaillé en intimité. Dans un beau cadre. En plus, les matchs amicaux se sont révélés très différents de ce que l’on peut avoir en France. On a découvert des mentalités autres, avec des Allemands et des Roumains.

Perquis_ValenciennesJustement, vous prenez un 4-1 d’entrée. Même en amical, c’est une claque ?

Notre coach vient des pays de l’Est. Il nous avait prévenu. Les Allemands ont une mentalité différente. Dans l’impact physique, dans l’engagement, moi le premier, nous avons été surpris. Nous avons su corriger ces défauts pour réagir par la suite.

D’un point de vue personnel, vous devez confirmer votre très bel exercice 2015-2016…

L’an passé, j’étais très heureux d’arriver à Valenciennes car j’allais avoir du temps de jeu. C’était important pour moi. Valenciennes m’a permis d’avoir cette opportunité. Je ressors très heureux de ma saison. Je pense avoir bien participé et avoir été actif. Mais tout est remis à zéro. Il faut corriger les erreurs et garder le positif. Je reste très perfectionniste.

Hâte d’être à vendredi ?

Nous commençons contre Clermont. L’an passé, nous avons perdu 3 fois contre eux. Donc de les jouer en premier, ça va nous mettre dans le bain (rire). Après, nous ambitionnons de faire du Hainaut une forteresse. Sincèrement, il faut retrouver cette mentalité de Nungesser.

Laurent Mazure

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