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Denys Bain : « Devant, nous serons toujours présents ! »

Interviews

Malgré ses 22 ans, Denys Bain affiche sur sa carte de visite plus de 50 matchs de Ligue 2. Après une formation et un début de carrière à Châteauroux, le défenseur a rejoint Le Havre en toute fin de mercato. En plein aller-retour dans le Berry, il a accepté de nous répondre.

ML2 : Denys, pour une première sous vos nouvelles couleurs, difficile de rêver mieux qu’un clinquant succès à Lens (4-0) ?

Denys Bain : En effet, il n’y a rien de mieux pour commencer une nouvelle aventure. Il fallait pourtant trouver ses marques car, avec mes compères, nous n’avions aucun automatisme. Nous avons donc essayé de pallier à cela en communiquant beaucoup. Et nous avons été plutôt solides.

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Un succès 4-0 à Lens ? Idéal pour se mettre dans le Bain.

Un mot sur cette victoire ?

J’ai été surpris de battre notre adversaire 4-0. Lens, j’avais observé un peu leur manière de jouer. Ils étaient dos au mur. Dans ce genre d’affiche, il suffit que l’équipe qui joue à l’extérieur marque le premier but pour qu’en face, ça se découvre. C’est ce qui s’est passé. Et nous avons fait preuve d’efficacité.

A première vue, comment qualifiez-vous cette équipe du Havre ?

Je trouve qu’il y a un bon mélange entre les joueurs très jeunes, des anciens qui ont déjà prouvé au haut niveau, des joueurs expérimentés très bons. Oui, un très bon mélange. Maintenant, nous devons nous attacher à atteindre nos objectifs.

« Sortir du cocon »

Qui sont forcément en adéquation avec les vôtres…

Bien entendu. Le projet du club est de monter en Ligue 1. Cela colle parfaitement avec le mien. Pour l’instant, le recrutement permet de viser haut. Il est très bon et cela donne un très bon effectif avec une belle mentalité.

Personnellement, c’était le moment de quitter Châteauroux ?

J’ai été formé là-bas, j’ai vécu 5 saisons dont 2 saisons pleines avec les pros. Il fallait que je découvre autre chose, que je sorte du cocon. Le challenge sportif du Havre est très intéressant.

Précision, on dit Dénys et non Denys !
Précision, on dit Dénys et non Denys !

Et se retrouver tous les jours face à des Mathieu Duhamel ou Ghislain Gimbert, rien de mieux pour progresser…

Oui, ils ont déjà prouvé en Ligue 2 et même en Ligue 1 pour Mathieu. Ils ont de la bouteille. Il faut savoir prendre des conseils auprès d’eux. Et c’est toujours mieux de s’entraîner avec des éléments qui vont vous pousser dans vos derniers retranchements.

« Le football reste un jeu »

Votre grave blessure il y a 3 ans (rupture des ligaments croisés en 2012) vous aide également mentalement ?

Oui, énormément. Après la blessure, il y a tout un processus pour revenir. Cela demande beaucoup d’effort mental. Cela forge. Les jours où c’est un peu plus difficile, on peut repenser à cette expérience, et ainsi pouvoir faire face.

Vous dégagez, malgré votre jeunesse, beaucoup d’assurance et d’aisance, comme si vous ne connaissez pas le mot pression ?

Je ne m’en mets pas. Car pour moi, le football reste d’abord un jeu même si, il est vrai, il y a beaucoup d’enjeu. On peut se mettre une pression mais ce n’est pas moi. Franchement, je ne peux pas expliquer pourquoi.

Un groupe taillé pour la Ligue 1 ?
Un groupe taillé pour la Ligue 1 ?

Cette Ligue 2, vous commencez à la connaître. Comment qualifiez-vous le cru 2015-2016 ?

Elle a l’air un peu plus homogène encore. Il y a beaucoup d’équipes qui peuvent prétendre jouer les premiers rôles. Mais cette saison ne sera pas plus difficile, ni plus simple.

Gagner 4-0 chaque semaine, vous signez ?

(Rire) Nous n’effectuerons peut-être pas toujours le même genre de match. Il faut que nous dégagions une solidité défensive. Car devant, nous savons que nous serons toujours présents !

Propos recueillis par Laurent Mazure

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