Téléchargez notre application Ligue 2

Saint-Etienne – Incidents, projet, coach… Le président Jean-François Soucasse s’exprime après la relégation en Ligue 2

Championnat

Pour la première fois depuis la relégation actée de Saint-Etienne en Ligue 2, le président exécutif, Jean-François Soucasse, s’est exprimé en direct ce mercredi matin sur les ondes de France Bleu Saint-Etienne Loire. Le dirigeant des Verts a fait le point sur plusieurs sujets, mais sans annonces majeures, hormis le départ confirmé de Pascal Dupraz.

A lire aussi >> Saint-Étienne – Une plainte déposée par l’ASSE pour violences aggravées, destructions et dégradations de bien public

Pourquoi personne ne s’est exprimé publiquement après la relégation

« Quand vous vivez une espèce de deuil avec la descente et les événements de la soirée… Quand vous descendez dans les vestiaires et qu’il y a des pleurs, des cris.. Je considérais que mon rôle n’était pas de montrer ma tête pour lâcher des propos convenus. Ma place était auprès de ceux qui défendent un projet au quotidien, des couleurs. »

La relégation et les incidents

« La saison a été manquée, c’est une relégation à laquelle on n’a jamais voulu croire. D’autant plus dans une double confrontation face à un club de Ligue 2 avec un stade acquis à notre cause au retour. Ce groupe a flirté avec le vide, mais il avait su l’éviter. Il ne faut pas fuir nos responsabilités. S’agissant des événements graves qui ont eu lieu au terme du match, je crois qu’il faut en avoir une lecture plus large que simplement stéphano-stéphanoise. Ces comportements se radicalisent, dont la fréquence augmente dans tout le territoire. Le club doit chercher des solutions. Les incidents sont en croissance, les coûts pour le club ont été multipliés par deux en terme de sécurité ces derniers mois. Il y a une collaboration constructive avec la préfecture et les forces de l’ordre. Nous avions 500 stadiers, entre 250 et 300 forces de l’ordre. Et les solutions ne sont pas trouvées. Un fumigène, quelqu’un qui veut obstinément son intrusion dans un stade… le club n’a pas la capacité de juguler ce phénomène. On doit sûrement faire mieux. L’ASSE dépose plainte systématiquement en cas de dégradations, de mise en danger d’autrui. Mais le sujet majeur, c’est celui de la sanction collective. Aujourd’hui, vous avez 50 fumigènes, vous avez 8000 personnes privées de stade. Est-ce que c’est juste ? Non. On milite pour les sanctions individuelles, pour éviter le sentiment d’impunité. Le dossier est en instruction par la commission de discipline vu la gravité des faits. »

Quel projet pour la prochaine saison ?

« Je porte la charge de l’échec, c’est la moindre des choses. Ce n’est pas parce qu’on est dans le silence qu’on est dans l’inaction. Je porte la responsabilité de permettre au club de se relever. Une relégation en L2, c’est à peu près un budget divisé par deux. On a redéfini un plan d’action dès lundi. Je me suis attaché à redéfinir de manière la plus précise possible des arbitrages. Président, ce n’est pas juste avoir un avis sur la partie sportive. L’ASSE, c’est une entreprise. Dans cette période anxiogène, les 18 derniers mois ont permis de consolider de manière significative la pérennité économique du club. »

Le poste d’entraîneur : Dupraz non prolongé

« Pascal Dupraz n’est pas prolongé. Il n’y avait aucun doute sur ce sujet-là dès le 5 décembre. Ce n’est pas un regret de l’avoir choisi. Pascal a beaucoup œuvré. Il a amélioré les performances du club, c’est factuel. A un but près, on aurait pu éviter cet écueil. Pascal a été loyal, il s’est investi beaucoup dans ce club avec son énergie et du travail. Son successeur ? Ce sujet est aussi dans les mains de Loïc Perrin (directeur sportif). On cherche un nouveau coach pour le nouveau projet. J’espère qu’on sera en capacité d’annoncer des nouvelles dans les meilleurs délais. Il y a une équipe et un staff à reconstruire. Le challenge est immense. Mais avec moi, il y a toute une équipe et des salariés, tout le monde est reparti. Il n’y a pas de plan social à l’ASSE. C’est une chose qui était loin d’être acquise. Le club travail sur le terrain et dans les bureaux. Il ne faut pas que les salariés, qui sont peinés, soient en plus les victimes. »

La vente du club

« J’ai dit depuis la première minute où je suis arrivé que c’était un sujet des actionnaires. On ne peut pas travailler sur un projet et gérer en même temps la vente du club. Je ne botte pas en touche, mais ce sujet doit être abordé en temps et en heure par les actionnaires. Le jour où les salariés seront informés du processus, alors en ce temps-là viendra le temps de s’occuper de la transition. Aujourd’hui, nous n’en sommes pas encore-là. »

Photo by Romain Biard/Icon Sport

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications