A la rencontre d’Audrey, supportrice et capo (par intérim) de Châteauroux

A 19 ans, Audrey n’a pas peur de prendre des responsabilités pour défendre ses couleurs. Supportrice de la Berrichonne de Châteauroux depuis plus de cinq ans, la jeune femme a même pris récemment le mégaphone pour mener sa section, les Red Blue Angels. A Lorient puis contre Nîmes, elle a suppléée avec brio l’habituel meneur d’hommes, en vacances. Nous l’avons retrouvé. Rencontre.

Voir une femme, mégaphone à la main, ce n’est pas commun. Comment en êtes-vous arrivée-là ?

En réalité, quelques supporters de notre groupe manquaient à l’appel contre Nîmes, pour cause de retour de vacances. Notre habituel capo n’était pas présent. Personnellement, cela fait cinq ans que je fais partie du groupe. Donc les chants, je les connais. Aucun souci de ce côté. On m’a un peu désigné pour le coup, en sachant que je l’avais déjà été la semaine précédente à Lorient. Là, c’était plus impressionnant à Gaston-Petit.

Prête à le refaire ?

Si l’occasion se représente, assurément ! J’ai eu pas mal de conseils, de critiques positives en retour.

Comment avez-vous vécu le fait de mener à la baguette d’autres supporters ?

C’est impressionnant, car on doit donner pas mal de voix pour diriger les hommes. Je n’ai que 19 ans, ça reste impressionnant. Mais on le fait, et puis j’ai été bien soutenue.

Comment êtes-vous tombée dans le chaudron castelroussin ?

Cela vient de ma famille. De ma grand-père à mon frère, depuis le début avec les Red Blue Angels. Au début, on vient voir quelques matchs grâce à des places récupérées par les collègues. J’y suis allée une fois, puis deux. Puis maintenant, cela fait cinq ans. Je ne loupe quasiment aucun match. La Berrichonne ne me quitte plus. Je vais en déplacement, aux entraînements…

Le stade Gaston-Petit manque cruellement d’un soutien plus massif. Pourquoi cette absence d’engouement ?

Les habitués sont toujours là. Le stade a été déserté par bon nombre de personnes du fait des mauvais résultats de l’équipe ces dernières années. Nous souhaiterions aussi davantage de visibilité. Cela va revenir, j’en suis certaine, quand nous aurons fait nos preuves. En tout cas, ceux présents au stade sont les vrais ! Le temps nous dira si cela se remplira.

Votre groupe, actif, compte aussi redynamiser le tout ?

L’objectif de ce groupe était, au départ, de redorer l’image des fans berrichons. Nous avions, par le passé et à cause d’anciennes sections, une image d’hooligans. Cela a entaché notre image. Mais aujourd’hui, nous nous considérons comme un groupe pacifiste. Nous sommes plus une famille qu’autre chose.

Un groupe qui, on l’imagine, est enchanté du début de saison des siens. Cela vous optimiste pour la suite ?

Nous espérons simplement voir la Berrichonne se maintenir avec un bon milieu de tableau si possible. De toute façon, nous n’aimons pas Châteauroux pour son classement, mais juste pour son équipe !

A 19 ans, vous n’avez pas connu la Ligue 1 (1997-1998)…

Non, c’est une part de rêve. J’ai vécu une descente en National, une remontée en Ligue 2. Et pourquoi pas la Ligue 1 ? Cela se fera avec beaucoup de travail ! Y compris de notre côté. Nous devons toujours plus encourager nos joueurs.

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