Reprise du RC Lens, mercato, Ligue 2… Alain Casanova dresse un premier constat

Une semaine après le retour des joueurs du RC Lens à l’entraînement, Alain Casanova s’est présenté devant la presse ce jeudi. Un large tour d’horizon de l’actualité lensoise a été fait par le coach artésien, plus que jamais sur le banc des Sang et Or pour la saison de Ligue 2 à venir.

Alain, comment s’est passée la reprise ?

La reprise s’est passée très bien. La coupure a fait du bien. Depuis huit jours, on voit une mentalité de travail très bonne, avec un groupe composé, comme je le fais chaque année, de pas mal de jeunes. Nous en avons 12 avec nous qui viendront en stage. On voit une mentalité de travail et une exigence de très haut niveau. Les séances sont de très bonnes qualités.

Certaines rumeurs vous annonçaient partants. Qu’en est-il ?

Vous me voyez là. C’est la première chose. Très souvent, sur les sites, il s’écrit et il se dit des choses totalement erronées. J’ai souvent peu de respect sur ce qui peut être écrit sur certains sites Internet, car on est à la recherche des scoops. A partir du moment où j’ai senti les gens satisfaits et avec la volonté de continuer, la question ne s’est même pas posée. Je me sentais très bien ici. Il y avait une très grande déception de ne pas être dans les trois premiers. Mais la volonté était de continuer.

Pourquoi ne pas avoir communiqué à ce sujet ?

Vous êtes dans un grand club. L’exigence est très élevée. Des gens se posent des questions. Les dirigeants et le directeur sportifs ont normalisé les choses et il a été décidé de ne rien remettre en cause.

La non-montée a-t-elle été dure à digérer ?

Très difficile à vivre. Un point et en étant pendant 80 minutes dans les 3 premiers sur le dernier match… La pilule est dure à avaler. J’ai souvent dit que le football, c’était demain. Il faut regarder devant. Et pas ce qui s’est passé hier. A moi d’avoir la même vision des choses.

Y avait-il cette même déception chez les jeunes ?

Oui, il y a de la déception. Mais les jeunes ont cette faculté à très vite se projeter sur autre chose. Ils l’ont sûrement mal vécu sur le moment, mais on les sent totalement déterminé à repartir sur autre chose.

Repartez-vous de zéro ?

Non, cela va aller beaucoup plus vite. Nous avons voulu garder un maximum de joueurs pour avoir un maximum de pourcentages de l’ossature qui a terminé la saison. Aujourd’hui, 70% de l’ossature de la fin de saison est encore là. Cela va beaucoup plus vite.

La pression sera-t-elle plus forte la saison prochaine ?

Dans un club comme celui-ci, comme dans les plus grands de Ligue 1, est toujours la même. Je n’attends pas à ce qu’elle soit plus grande. J’attends la même. Je me mets la pression aussi moi-même. Avec l’exigence que ce club impose, de part l’intérieur et l’extérieur, c’est obligé d’avoir une certaine pression. Il faut savoir vivre avec, et c’est normal dans notre métier.

Vous ne comptez qu’une recrue. Etes-vous inquiet ?

Ce que nous avions envie, et le club en a été conscient et a adhéré à cette idée, c’était de garder un maximum de l’ossature. Puis d’avoir des renforts qui arrivent rapidement. Maintenant, nous sommes dans la construction d’une équipe pour essayer de faire mieux que la saison passée. Nous avons ciblé des joueurs. Le club a la volonté de ne pas se tromper, de les faire venir. L’ossature a un très bon niveau. Nous avons besoin de joueurs à certains postes, pour un manque de concurrence, mais aussi car des joueurs sont partis. Les gens travaillent pour faire venir ces joueurs-là.

Le transfert de Jean-Kévin Duverne détermine-t-il tout ?

Non, pas du tout.

Avez-vous espoir de le voir rester ?

Je veux garder tous les bons joueurs. Maintenant, que se passe-t-il dans cette logique économique ? Chaque joueur a un prix, une valeur, elle est spécifiée, établie. A partir du moment où il y a une demande, il y a la volonté du joueur. Les clubs de Ligue 2, face à une volonté farouche d’un joueur de partir, je ne parle pas spécialement de Duverne, vous êtes obligés de céder à la logique économique. Maintenant, j’espère que l’on ne perdra aucun joueur. Financièrement, c’est possible, oui. La volonté du club et des actionnaires et de garder l’ensemble de l’effectif.

Quel est son état d’esprit ?

Extraordinaire ! J’ai tellement entendu de choses. Il se dit tellement de choses fausses. Là, nous avons affaire à un joueur qui 19 ans. Un joueur sur lequel il y avait beaucoup de doutes le concernant, et qui a su saisir sa chance la saison passée. Qui a su, à travers notre jeu, imposer une maturité, une confiance dans nos remontées de balle… Il faut avoir une paire… comme ça ! Lui, c’est un gamin avec une maturité et une personnalité remarquable. Tout éducateur aimerait le garder. Lui, sa volonté, serait de rester.

Comptez-vous sur Habib Habibou pour l’an prochain ?

Il a encore un contrat ici. Il est actuellement en vacances et nous verrons quand il reviendra.

Et pour Karim Hafez ?

Les données financières ne sont pas simples. Mais il y a la volonté du club de le garder. Le joueur a envie de rester là également. Mais entre son envie et les possibilités de Lens de répondre aux exigences de Lierse, on en est loin.

Propos recueillis par Laurent Mazure et Dorian Waymel, à Avion

L’entraînement du RC Lens en photos

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