Entretien ML2 – « Lens-Strasbourg, au-delà du bon moment foot, l’enjeu sportif est primordial »

Ce lundi soir, Strasbourg va vivre l’un de ses plus grands moments cette saison. Un déplacement à Lens est toujours spécial (36e journée de Ligue 2). Alors en position de leader, à deux doigts de décrocher sa place en Ligue 1. L’impatience est de mise. Comme en témoigne Grégory Walter, membre des Ultra Boys 90.

Une telle fin de saison était inattendue, même chez vous…

Nous, l’été dernier, nous rêvions de barrages. Cela nous paraissait un objectif sympathique et inespéré. Au final, notre saison se termine comme celle de l’an dernier en National. Tous nos adversaires perdent chaque week-end (rire) et la route se dégage toute seule. En revanche, on joue bien et on marque des buts !

Avec une Meinau incandescente !

C’est une très bonne surprise. En réalité, la sauce a tout de suite prise. Puis maintenant, on rajoute l’engouement, un stade plein. Tous les ingrédients sont réunis pour vivre des moments mémorables.

Pour vous conduire en Ligue 1. Mais la L1, justement, ne vous effraie pas au niveau des supporters (interdictions de déplacement, etc…) ?

Déjà en ligue 2, ça s’est compliqué, en Ligue 1, ça sera l’enfer. D’un point de vue festif du foot, foot populaire, nous mettrons les deux pieds dans la merde si nous montons. Nous appréhendons très fortement. Les relations vont forcément se compliquer, même avec les dirigeants. Reste qu’aujourd’hui, les relations de base sont excellentes. Mais regardez, au match aller, contre Lens, pour la première fois depuis la nuit des temps, il y a eu des torches. On a pris 25 000 euros d’amende…

Lens, vous les retrouvez lundi soir. Bollaert, c’est toujours aussi spécial pour vous ?

Quand on voit l’engouement… On se découvre une capacité migratoire qu’on ne se connaissait pas. On va être 2 000 à Lens, avec le match le lundi soir. Si le match avait été le samedi à 15h, nous aurions été entre 3 et 4 000 là-bas. Là, 1668 places sont partis. Elles correspondent à la capacité du parcage. Et les gens achètent dans le stade. Au passage, oui, c’est une énorme déception que le match n’ait pas eu lieu le samedi. Au niveau de association, cela faisait 6 mois que nous avions des demandes pour ce déplacement.

Votre communiqué n’a accouché sur aucune réponse ?

Nous avons échangé avec notre club. Mais remplir les stades et donner envie aux gens d’y aller, c’est le cadet des soucis des gens de la Ligue et des télés…

Qu’attendez-vous de ce match en tribunes ?

Deux choses : passer un aussi bon moment qu’au match aller avec une aussi belle ambiance. Vivre un moment aussi sympathique. Et puis grappiller un petit bout vers la montée. Au-delà du bon moment de foot, l’enjeu sportif est primordial. On peut valider les barrages.

Avec une fête à votre retour ?

Aujourd’hui, il n’y a rien de prévu, on revient de trop loin pour mettre la charrue avant les bœufs. Ca reste le Racing, on en a vu d’autres. On s’occupera de fêter la montée une fois acquise !

Propos recueillis par Laurent Mazure

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