Entretien ML2 – Jonathan Tinhan : « A Troyes pour prendre du plaisir et m’éclater »

A 6 mois de la fin de son contrat le liant à Amiens, Jonathan Tinhan a surpris son monde en ralliant Troyes. Un transfert qui satisfait toutes les parties, notamment l’avant-centre (8 buts en Ligue 2). Un Jo’ Tinhan que nous avons joint ce samedi matin, afin qu’il nous livre ses premières impressions et revienne sur son départ de Picardie.

MaLigue 2 : Jonathan, vous reprenez après la trêve avec Amiens, puis vous partez finalement à Troyes. Racontez-nous comment cela s’est passé.

Cela a été très rapide. En réalité, tout s’est accéléré depuis lundi dernier. La suite s’est noué rapidement. Je savais qu’il était possible que je parte cet hiver. Pourtant, je ne pensais plus quitter Amiens après avoir effectué la reprise fin décembre.

La fin de l’histoire avec l’ASC apparaît un peu brutale…

Je savais qu’il était possible que je parte. J’étais pourtant attaché à Amiens, et je le suis toujours. Dans le football, nous ne sommes pas décisionnaires de tout. La meilleure solution, pour tout le monde, était un transfert cet hiver. J’aurais très bien pu attendre juin et me retrouver libre. Mais j’aurais été le seul gagnant dans l’histoire. Là, le club peut aussi en profiter.

Vous auriez aimé prolonger ?

Je suis simplement triste que cela n’ait pas débouché. Car quand on se sent bien quelque part, on aimerait y rester. De plus, le projet amiénois semblait être très intéressant. Les négociations pour prolonger ont été courtes à mon grand regret.

« Une aventure humaine à Amiens »

Assimilez-vous cela à un manque de reconnaissance par rapport à votre apport ?

Non, pas du tout. Je ne retiens que du positif de mon aventure à Amiens. Que du positif de la direction, du coach Christophe Pélissier. Sincèrement, même si je pars un peu dans la précipitation, Amiens restera une expérience qui rime avec bonheur.

Vous laissez derrière vous des amis…

Oui, j’ai vraiment vécu une aventure humaine à Amiens. Toutes ces personnes rencontrées. Des joueurs extraordinaires, avec qui je me suis lié d’amitié. Je garderai toujours contacts, je pense notamment à Thomas Monconduit avec qui j’étais tout le temps.

Lors des négociations avec Troyes, vous avez mis en avant vos études j’imagine ?

Tout à fait. J’en ai parlé au coach. Il s’est montré très ouvert et compréhensif par rapport à cela. Ça ne lui pose aucun souci. Je le remercie, ainsi qu’aux dirigeants troyens. Car ça fait partie de ma constitution. C’est important pour moi.

Vous quittez un promu pour un prétendant à la montée en Ligue 1. Ce changement de statut vous met-il un peu de pression ?

Aucunement. Depuis que je suis arrivé à Amiens, je joue pour m’amuser, pour m’éclater. Là, j’ai pu rencontrer mes équipiers. J’ai découvert un groupe qui, me semble-t-il, a une très bonne mentalité. Je suis simplement venu pour prendre du plaisir et m’éclater, oui.

« Bien m’adapter »

La concurrence promet d’être belle avec Adama Niane ?

Je ne vois pas les choses comme cela. C’est moi qui arrive et je me dois de m’adapter. Je suis là pour aider le groupe, là pour le compléter, pas pour prendre la place de quelqu’un.

Avec vous, Troyes se dote d’une belle armada offensive…

Nous avons un certain poids. J’espère que nous continuerons à nous montrer aussi efficaces à deux. Que l’on mènera le club à son objectif qui est de monter. Je pense d’abord à bien m’adapter.

Dans vos discussions avec Jean-Louis Garcia, était-il question de schéma tactique et d’un possible passage à 2 pointes ?

Je ne sais pas du tout, nous n’en avons pas parlé. Mon profil l’intéressait car je peux évoluer tout seul devant, en 9, mais aussi à deux attaquants. Et puis, j’ai aussi la possibilité d’être ailier droit, plus comme un milieu. Je ne suis pas arrivé simplement pour être que numéro 9.

Cela ne vous pose aucun souci ?

Je le répète, j’arrive et je dois m’adapter, me fondre dans le collectif. Je suis venu ici en toute connaissance de cause.

Un dernier mot pour Amiens ?

Je leur souhaite une 2e partie de saison aussi extraordinaire que la première. Surtout de continuer à s’éclater. Continuer à prendre du plaisir comme nous en avons pris ensemble. J’espère qu’ils garderont le sourire.

Sauf contre vous en mars…

C’est la première chose que j’ai regardé. Le calendrier et ce match Troyes-Amiens. Ça sera le 3 mars. J’ai hâte de les retrouver.

Propos recueillis par Laurent Mazure

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