Entretien ML2 – Neal Maupay : « Les gens à Brest ne demandent qu’à vibrer »

Avec quatre réalisations depuis le début du championnat, l’attaquant brestois Neal Maupay, prêté cette saison par Saint-Etienne, découvre la Ligue 2 de la meilleure des manières. Élu joueur du mois d’août, l’ancien Niçois évoque ces débuts réussis sur MaLigue2.fr.

MaLigue2 : Neal, tout d’abord félicitations pour ce titre de joueur du mois d’août remporté sur MaLigue2.fr. Un mois faste où vous avez inscrit quatre buts en championnat pour vos début sous vos nouvelles couleurs…

Neal Maupay : Merci ! Sur le plan personnel, ça fait toujours plaisir de remporter ce genre de distinction pour la confiance. Si j’ai remporté ce trophée, cela signifie que j’ai pu marquer grâce au travail de toute l’équipe aussi pendant ce mois d’août.

La Ligue 2 est un championnat que vous découvrez cette saison. Quelles sont vos premières impressions sur cette division ?

C’est un très bon championnat. Il est peut-être un peu moins technique que la Ligue 1, mais un peu plus physique et intense. Il y a de très bonnes équipes et d’excellents joueurs aussi, c’est une division homogène. Après, au niveau de l’adaptation c’est simple : je me donne toujours à fond. Il me faut plutôt un temps d’adaptation avec mes nouveaux coéquipiers, avec un nouvel entraîneur. En arrivant, Jean-Marc Furlan m’a dit qu’il n’avait pas encore trouvé son avant-centre titulaire, et que j’avais une place à prendre. Mais ce n’est pas parce que je venais de Sainté que c’était gagné d’avance. Je sens que le coach a confiance en moi et c’est très important.

Neal Maupay découvre la L2 cette saison.

Neal Maupay découvre la L2 cette saison.

Après un très bon début de saison, Brest a connu sa première défaite à domicile contre Clermont (0-2) lors de la 6e journée. Une bonne piqûre de rappel pour la suite ?

C’est vrai qu’il s’agit d’un coup d’arrêt car on restait sur une dynamique positive. On ne voulait aussi pas perdre à domicile, même si on savait qu’on ne pouvait pas tout gagner. Ici, c’est un petit stade mais le public est là, les gens sont passionnés par le football à Brest et ne demandent qu’à vibrer. On le voit quand on produit du jeu, qu’on marque de beaux buts. La défaite contre Clermont va nous servir pour rebondir et analyser cela pour ne pas reproduire ce qui n’a pas été.

« Furlan a une très bonne réputation dans le milieu »

En parlant de beau jeu, c’est la philosophie de Jean-Marc Furlan depuis de nombreuses années. Cela vous a-t-il poussé à venir à Brest, ou est-ce le projet plus global du club qui vous a séduit ?

Je pense que c’est un peu des deux. Le club aspire à remonter rapidement en Ligue 1, et c’est un niveau que le Stade Brestois connaît déjà. Et puis Jean-Marc Furlan a une très bonne réputation dans le milieu. Je ne le connaissais pas personnellement mais je savais que c’était un coach plutôt offensif. Quand j’ai su qu’il arrivait, c’est vrai que cela m’a poussé aussi à venir. Et sa philosophie reste la même. La Ligue 2 est un championnat où il y a beaucoup de duels, et on se doit de déstabiliser l’adversaire par le mouvement, la passe. C’est ce que le coach veut. Après, il y a pas mal de nouveaux joueurs donc il faut encore un peu de temps pour que tout cela se mette en place encore mieux.

Tranquille le Neal !

Tranquille le Neal !

On vous a découvert très jeune à Nice, où vous avez marqué votre premier but en L1 dès 16 ans. Puis vous avez connu une sérieuse blessure au genou et vous avez connu une dernière saison plutôt difficile à Saint-Étienne. Finalement à seulement 20 ans, vous possédez déjà pas mal d’expérience…

C’est vrai que j’ai connu pas mal de rebondissements déjà dans ma jeune carrière. J’ai connu le très haut niveau, j’ai même disputé des matchs de Ligue Europa la saison dernière avec les Verts. Mais j’ai encore énormément de choses à apprendre. Je suis toujours à l’écoute des plus anciens, et notamment de notre capitaine ou du staff. Après vis-à-vis des jeunes et de mon âge, je peux leur donner deux ou trois conseils aussi. C’est sûr qu’on attend sûrement pas mal de moi, mais je ne veux pas me prendre la tête. Justement, il ne faut pas se mettre la pression et rester naturel.

« C’est sûr qu’on aimerait monter »

Vous avez déjà marqué 4 buts, vous êtes vous fixé une barre à atteindre cette saison ? Et sur le plan collectif, parle-t-on de montée au Stade Brestois du côté des dirigeants ?

J’ai un objectif en tête, mais je le garde pour moi. C’est mon rôle de marquer, et je suis investi par ce rôle tout le temps. J’aimerais marquer à chaque match, même si je sais que c’est impossible. Après sur le plan collectif, on veut jouer le haut de tableau. Mais il y a eu beaucoup de changements cet été, avec un nouveau staff notamment. On aimerait monter c’est sûr, mais on sait que ce sera difficile. On va attendre la mi-championnat et on verra à ce moment-là où on se situe déjà pour faire un premier point.

Propos recueillis par Dorian Waymel

Crédit photos : O.Stephan/sb29.bzh