Journée portes ouvertes aux Costières !

Les buts marqués ne sont pas forcément synonymes d’un bon match : la démonstration parfaite s’est jouée sous nos yeux cet après-midi, au stade des Costières. 6 buts pour un match nul logique, plutôt plaisant à regarder du fait des nombreuses occasions mais d’un niveau relativement médiocre. Personne ne méritait de l’emporter cet après-midi, en ce sens les deux équipes peuvent se contenter de ce point qui aura son importance au classement.

Nenad Kovacevic ou le joueur qui ne peut pas s'empêcher de gueuler sur le terrain !

Nenad Kovacevic, le seul ex-lensois à ne pas avoir marqué aujourd’hui !

Trois buts en dix minutes !

Les nîmois ouvrent le score dès la 4ème minute, profitant d’une mauvaise passe d’Adamo Coulibaly, le centre à ras de terre de Vincent Gragnic arrivant dans les pieds d’Omrani aux dix mètres, qui trompe sans difficulté le pauvre Alphonse Areola abandonné par sa défense plus que passive. La fébrilité de Tisserand en défense centrale avait déjà été notée face à Arles, là c’est toute une équipe qui se trouve à la rue sur deux coups de pieds arrêtés nîmois. Heureusement pour Lens, l’excellent Areola fait lui, son début de rencontre.

Malgré cette entame à sens unique, on ne sent pas des lensois affolés. A raison finalement, puisque sur une première belle combinaison entre Bourigeaud et Salli le second s’infiltre dans la surface et place parfaitement d’une frappe sèche le ballon hors de portée de Cyrille Merville. 1-1, si les défenses continuent à être aussi passives on risque de voir d’autres buts.

Le temps d’y penser que les nîmois déclenchent une combinaison en triangle et Anthony Koura, parfaitement lancé en une touche par Omrani, s’en va tromper le gardien lensois en un contre un. 14 minutes, le Nîmes Olympique reprend l’avantage 2-1 !

Touzghar marque son 10ème but de la saison sur une action individuelle parfaitement menée...

Touzghar marque son 10ème but de la saison sur une action individuelle parfaitement menée… L’une des rares satisfactions de la rencontre.

Chaque offensive est une occasion de but, les défenses plus que passives y contribuant largement : dans la foulée du but nîmois, Tisserand frappe la barre du gardien battu, avant que celui-ci ne sauve son équipe sur une tête de Coulibaly aux six mètres. Omrani n’étant de l’autre côté pas loin de faire le break sur un contre bien mené. Juste après la demi-heure, c’est Yohan Touzghar qui s’échappe côté droit et prend son temps pour tromper facilement Merville d’un petit ballon piqué, le gardien s’aventurant à cause d’une défense très lâche de Sartre et Fanchone.

Les évènements se calment quelque peu durant les dix minutes restantes, la mi-temps est sifflée sur cette égalité logique entre les deux équipes, 2-2. Une pause qui permet d’écouter des discours de coachs toujours pleins d’enseignement : « Si nous sommes à 4 points de la montée, c’est du fait de la faiblesse de la Ligue 2 ». On se permet de retranscrire la théorie de Pablo Correa à ce match : les quatre buts sont bien plus le fait de lacunes défensives que de réelles qualités offensives…

Des buts aux Costières, pas grand chose de plus à retenir cet après-midi...

Des buts aux Costières, pas grand chose de plus à retenir cet après-midi…

Encore des buts pour conclure sur un nul logique

Le match repart sur les mêmes bases, des nîmois engagés continuent de bousculer l’arrière garde lensoise, Areola doit s’employer sur un coup-franc vicieux de Vincent Gragnic, le nîmois qui revend ses chaussures dans le vestiaire. Et c’est logiquement que le Nîmes Olympique reprend l’avantage, pour la troisième fois de l’après-midi, d’une déviation de la tête de Romain Sartre au milieu d’une défense laxiste. 3-2, 52 minutes. Cinq minutes plus tard, une frappe détournée de Baal vient tromper Merville : 3-3 à l’heure de jeu, cette répétition de scénarii en deviendrait presque lassante…

La dernière demi-heure est toujours aussi décousue mais, le peu d’occasions rend vite le match plus ennuyant. A la 77ème minute, Tisserand touche à nouveau le montant du but, sa frappe étant repoussée par le poteau. Pendant ce temps, on se demande comment ce jeu de contres nîmois fonctionnant plutôt bien depuis l’arrivée de René Marsiglia n’a pas permis à son équipe de prendre le large. En menant 3 fois au score, c’est finalement étonnant que cette équipe se soit fait à chaque fois rejoindre. Côté lensois, on constate une fois de plus qu’en l’absence de Yahia, la défense n’en mène pas large. Et que son remplaçant dans l’axe, Tisserand, est meilleur offensivement que derrière. La rencontre s’achève, plus tranquillement. On aura vu des buts, certes. Mais on ne repart pas emballé, loin de là.

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